Le Tracé du Maitre – Jean Luc Leguay

url

Le Tracé du Maître de Jean Luc Leguay est le premier ouvrage que je lis sur la géométrie sacrée. Quoi de mieux que le récit du parcours d’un maître enlumineur, initié à son art après avoir passé dix ans dans un ermitage auprès d’un maître qui lui a transmis les secrets de l’enluminure de l’école italienne, pour découvrir le lien étroit qui existe entre construction géométrique, spiritualité, amour, et lumière.

Avant de vous parler du livre, je vous invite à revoir cette vidéo de Jean Luc Leguay si vous ne l’avez pas encore fait.

Le trace du maître n’est pas le récit à proprement parler de son initiation à l’art de l’enluminure, mais ce n’est pas non plus un livre de géométrie. Vous y trouverez bien sur quelques figures, leur analyse, des details sur leur construction, mais c’est surtout un livre d’éveil. Un éveil qui amène à comprendre pourquoi la géométrie est indissociable du sacré, pourquoi il est si important d’en comprendre le sens, le symbolisme, pour espérer éclairer le texte au sens propre. Enluminer, c’est mettre en lumière, c’est toucher le lecteur au plus profond de son être, et pour cela, l’enlumineur doit devenir la main, le pinceau de Dieu. Il doit répéter le geste sacré jusqu’à ce qu’il soit imprimé dans son corps, et qu’il soit capable de le reproduire sans que son esprit n’interfère avec le divin qui passe sans barrage au travers de ses gestes.Le début de ce livre possède un cote théâtral qui m’a un peu gêné je dois le dire. On a l’impression parfois que JL Leguay assiste à sa propre pièce, et qu’il nous raconte son parcours avec l’exagération émotionnelle nécessaire à la scène pour faire passer les sentiments.Mais un autre doute m’a également saisi, qui porte sur la notion d’intolérance. Peut être suis-je trop “jeune” dans l’univers du symbolisme, du sacré, pour saisir correctement ce qu’il a voulu dire, mais parfois, j’ai eu comme l’impression qu’à ses yeux, ce qui n’était pas du domaine du sacré, devenait par ce fait futile, voir inintéressant.Un peintre classique tente de reproduire ce que lui disent ses yeux, alors qu’un enlumineur couche sur le papier ce que lui dit son cœur. L’enlumineur voit, le peintre classique est aveugle. Cette mise en opposition m’a dérangé sur le fond, car il me semble réducteur de dire que la beauté ne réside que dans le geste sacré, divin.

Mais en dehors de cela, ce livre est très intéressant, et vous ouvrira, j’en suis sur, de nombreuses portes, vous submergera d’interrogations. Une fois la dernière page tournée, vous aurez envie de vous saisir d’une équerre et d’un compas, et de reproduire ces formes, ces figures géométriques parfaites.

Publicités


Catégories :Non classé

Tags:, ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :