La Croix des Assassins

Voici un nouveau roman des auteurs Giacometti et Ravenne, qui met une nouvelle fois en scène le commissaire Antoinne Marcas, franc-maçon, chargé d’infiltrer une loge sauvage (comprenez par là, une loge indépendante, rattachée à aucune obédience) la loge Kadosh Kaos, une loge d’Assassins. Comme à leur habitude, les auteurs nous offrent deux histoires traitées en parallèle. La première, centrée sur le personnage d’Antoine Marcas, nous plonge au beau milieu d’un secret séculaire, nous fait vivre une initiation, et nous emmène de Paris au Brésil. On y découvrira des personnages inquiétants, des croix templières, des faux semblant et du sang. L’autre nous plonge en 1291, au milieu des combats. Les épées s’entrechoqueront, les corps s’amoncelleront, et la secte des Assassins commencera son travail.

Évidemment, les deux histoires se rejoindront, permettant ainsi de résoudre ce puzzle ésotérique.

J’ai lu ce roman dans la collection Fleuve Noir, que je n’aime pas beaucoup, je préfère manipuler des livres au format plus petit, et j’ai été très déçu. Je n’ai pas retrouvé l’engouement que j’avais éprouvé lors de la lecture du “Frère de Sang”, roman beaucoup plus efficace selon moi. Le principe des deux histoires entremêlées, que l’on utilise un peu trop souvent aujourd’hui, m’a ennuyé. En effet, si l’enquête de Marcas infiltré au milieu d’une loge usant de rites templiers est séduisante, toute la partie historique m’a profondément lassé. J’ai du faire preuve de beaucoup de volonté pour ne pas sauter de pages. D’ailleurs, contrairement au “Frère de Sang”, je n’ai pas lu ce roman d’une traite.
L’intérêt du lecteur pour ce type de roman est double. En effet, nous sommes d’une part confronté à une enquête, qu’il va falloir tenter de résoudre avec le personnage principal. D’autre part, nous sommes plongé dans l’univers de la franc-maçonnerie. C’est ce qui rend ce genre si attrayant. Nous prenons autant de plaisir à résoudre l’affaire en question, que d’essayer de percer quelques secrets dissimulés entre les lignes, adressés aux initiés. Seulement voila, j’ai eu la désagréable sensation de relire un livre que je connaissais déjà, tant celui-ci fait preuve de peu d’originalité. De plus, à l’image d’un Dan Brown, je trouve que les deux auteurs, dont l’un est journaliste, et l’autre franc-maçon, n’approfondissent pas suffisamment leur sujet. En lisant Umberto Eco et son Pendule de Foucault, on s’aperçoit que l’auteur a vraiment étudié les Templiers, les Roses-Croix. Ici, tout est abordé en surface, sans jamais rentrer au fond des choses.
Je ne recommanderais donc pas spécialement cette lecture qui laissera les initiés sur leur faim, et qui ne sera pas palpitant pour les non-maçons qui aiment fréquenter les mystères de l’ordre à travers la littérature.

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Catégories :Actualités

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