Vinci – Convard et Chaillet

La bande dessinée m’a toujours attiré, qu’elle soit à sketchs (Léonard, Pierre Tombale, Achille Talon…), ou à histoire (Tintin, Asterix, LuckyLuke). Depuis quelques années maintenant, j’apprécie tout particulièrement les séries longues, dont le scénario s’écrit sur plusieurs albums comme Le Troisième Testament, XIII, Thorgal, Le Prince de la nuit ou Largo Winch. J’ai découvert Dider Convard lors de ma lecture de la série culte “Le Triangle Secret”. Ce passionné d’ésotérisme, également auteur du cycle I.N.R.I, possède un talent incroyable lorsqu’il s’agit de mêler des réalités historiques à des complots séculaires, au sein d’aventures palpitantes. Les deux cycles du “Triangle Secret” m’ont totalement happé, plus que la majorité des séries que j’avais lu jusque là. J’étais donc impatient de retrouver cet auteur dans une nouvelle histoire en deux volumes, mettant cette fois-ci en scène un des grands du XVème siècle : Léonard de Vinci.

L’intrigue s’ouvre en 1519 sur l’arrivée du Roi François Ier à l’abbaye de Vauluisant, désireux de remettre à l’abbé Antoine une peinture du maitre Vinci, qu’il devra protéger de tous les regards. Lorsque l’abbé découvre le tableau, il est horrifié et promet que le secret de cette toile sera à jamais gardé. Le Roi commence alors le récit qui nous conduira à comprendre ce qui a poussé le génie à peindre une chose pareille. Ce n’est évidemment qu’à la fin deuxième tome, après être passé par des affaires de meurtres, de visages arrachés, de secrets et de machines volantes que nous découvrirons ce que représente ce tableau.
Cette bande dessinée, publiée au éditions Glénat, est tout d’abord un bel objet. Les couvertures des deux volumes sont particulièrement soignées. Bien que ne comportant pas de planches à la composition très originale, j’ai été séduit par le dessin de Chaillet, très fouillé et dense. En revanche, l’intrigue m’a déçu. Habitué par Convard à des aventures très prenantes, j’avoue ne pas avoir été emballé par celle de Vinci, peu originale, et qui manque cruellement de rebondissements. On comprend le tout assez rapidement, dès le premier tome, et on assiste ensuite au déroulement de l’action. Je suis resté en position de spectateur. C’est dommage, car le sujet pouvait, je pense, se prêter à des aventures passionnantes. Vinci, tantôt alchimiste, tantôt artiste ou chirurgien, possède un potentiel incroyable qui reste totalement sous exploité. On le voit bien utiliser quelques unes de ses inventions géniales, mais je m’attendais à beaucoup mieux. Il n’est sans doutes pas facile de construire une intrigue fouillée sur seulement deux volumes, mais dans ce cas, peut être aurait-il fallu opter pour une série plus longue. Le meilleur de Vinci restera incontestablement les deux magnifiques couvertures.

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