Libre-penseur et agnostique

Ce soir, j’ai envie de partager avec vous un texte, qui sert de préambule à un livre que je n’ai pas encore lu.
Lorsque j’ai feuilleté les premières pages, et que j’ai lu ce court paragraphe, entrée en matière d’un ouvrage consacré à la géométrie sacrée, j’ai eu une drôle d’impression, une sorte de malaise. J’ai trouvé une extraordinaire agressivité dans ces propos, qui je trouve sont en total décalage avec la conduite que l’on s’efforce d’avoir.
Aussi, j’ai décidé de vous le présenter, sans préciser d’ou il était tiré, afin que vous me disiez ce qu’il vous évoquait, et ce que vous en pensiez.

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13 réponses

  1. Allez, puisque certains s’interrogent, je vais vous dire d’où vient ce texte. Il s’agit donc du premier paragraphe, avant même l’avant propos, du livre « Propos sur l’Architecte, manuel de géométrie sacrée à l’usage des francs-maçons et autres cherchants », d’un certain ‘umar…

  2. Quel ouvrage ? et quel auteur ? sinon, concernant le contenu: La définition du « libre penseur » en présente essentiellement les risques:à savoir de tomber dans la pensée convenue par désir de reconnaissance (cela arrive en loge, par désir de préserver la convivialité, confondue avec la fraternité) dés lors que l’on s’écarte de la pensée logique telle qu’elle a été esquissée par aristote et développée par d’autres. Il faut dire que le mouvement de la libre pensée n’échappe pas, comme tout mouvement, à la simplification de la pensée et l’apparition d’une pensée stéréotypée, voir dogmatique (attention! cela ne signifie pas pour autant que cela soit un argument pour admettre n’importe quelle coquecigrue!, seul l’examen de chaque proposition doit primer). La définition de l’agnostique est complètement à côté de la plaque puisqu’il s’agit de celle de l’athée! l’agnostique ayant au contraire l’humilité de ne pas se prononcer sur ces questions, idem pour la définition de laïque qui correspond à athée également…Il a visiblement mal digéré la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’état…Si il s’agit d’un frère ou d’un initié, cela sent son guénonien converti à plein nez…et c’est effectivement très aggressif (et étant d’un caractère sanguin, confondant quelquefois le maillet avec le marteau de thor, je m’y connais!)

  3. J’avais trouvé, la patte guénonienne (nom arabisant avec une conversion, ou non, à l’islam, volonté de tradition) est inratable!!! pour le reste ne l’ayant pas lu j’en dirai juste qu’il a l’air intéressant malgré tout…Avec comme avertissement (et c’est valable autant pour Guénon que pour ces « héritiers ») de bien vérifier (si cela est possible) les références avancées…Bon, c’est autre chose que Jacques Fontaine…Du coup je pense que je vais le commander…

  4. Un texte effectivement débordant d’agressivité et de raccourcis je trouve… Il a tendance à aller dans la facilité c’est consternant… Si ce type se prend vraiment au sérieux c’est affolant. En revanche si c’est du second degré (mais ce qui n’a pas l’air d’être le cas) c’est tout de même fort de café. Vous voulez mon avis : « Aucun Intérêt ! » On a là un avis tranché qui n’apporte rien…

  5. Au vu de ce cours extrait, mon avis serait de dire que même les cons peuvent dire des choses intéressantes ! Et si ce con-là est spécialiste ès-géométrie sacrée, je ne vois pas pourquoi je m’interdirais de lire son livre qui peut tout à fait m’apprendre énormément sur un sujet que je maîtrise pas.
    Après, c’est marrant ce sentiment qui parcours les différents commentaires, mais dès les premières lignes, j’allais dire : « Un ouvrage de Guénon ? » Faudra que je le lise un jour, lui, pour chasser tous mes préjugés sur ce qu’il a pu dire… Un travail de plus, heureusement, je n’aspire pas au repos !

  6. Le livre fait effectivement référence au travail de Guenon, je crois même avoir compris que l’auteur s’inscrivait dans sa tradition.
    Mais comme toi Tao, je n’ai jamais lu Guenon. J’ai croise des gens qui ne juraient que par lui, et d’autres qui m’ont dit de m’en éloigner au plus vite… Alors il faudra que je lise pour me faire mon opinion.
    Je ne sais pas en quoi ses travaux ont autant marque, et pourquoi il est tant décrié par certains.

  7. Texte “nauséabond” qui rappellera “les heures les plus sombres” de l’anti-maçonnisme ! Le commentaire de @calvariam a pointé l’essentiel. On retrouve dans cette page la macédoine réactionnaire habituelle qu’on balance depuis toujours à la figure de ceux qui osent affirmer leur désir de penser librement. Ces vrais réacs disent d’ailleurs “libre-penseur” et non penseur libre ; avec les guillemets du mépris de ceux qui interdisent d’associer pensée et liberté. La confusion idéologique, volontaire et habituelle, entre “athéisme”, “agnosticisme” et “laïcité” ressortit à la malhonnêteté intellectuelle de ces cerveaux fêlés ; et dangereux. On en croise parfois en Loges. Le tableau serait plus complet si, à la litanie des insultes à l’encontre des penseurs libres, on ajoutait aussi les noms d’oiseaux tels : “philosophe”, “intellectuel”. Je dois en oublier.

  8. @Libéro: tu as oublié universitaire…

  9. En quoi l’agnostique est plus humble que l’athée ? L’agnostique ? On parle bien de celui qui ne prend aucun risque en affirmant qu’il ne peut trancher. Dans un autre commentaire, je pose la question de l’affirmation sans preuve. Il faut avoir le courage de ses convictions et la tolérance pour accepter celle des autres. En affirmant, je pense que Dieu n’existe pas, j’affirme ma conviction. En disant « mais si tu crois en un Dieu, c’est très bien comme cela » j’affirme ma tolérance. Dès lors qu’aucun de nous deux ne tentent de dévaloriser l’autre sur ses convictions.

  10. Je suis athée donc je “crois” que dieu n’existe pas. Je ne “sais” rien de l’inexistence de dieu car je n’en ai aucune preuve. Je ne “connais” pas la vérité ultime de l’inexistence de dieu car ma raison est impuissante à l’établir. L’athéisme est un pari pascalien. On est là sur la plan ontologique dira le philosophe matérialiste ; métaphysique dira celui qui croit en l’existence de dieu. Les athées qui prétendent “savoir” et “connaître » l’inexistence de dieu fonctionnent comme les dogmatiques de l’autre bord.
    Accepter l’une ou l’autre de ces croyances exige de quitter le plan de l’ontologie et de la métaphysique pour celui (maçonnique par principe) de la tolérance en acte.
    L’agnostique est un petit lapin normand qui, devant le grand mystère des choses de la vie, tortille son derrière en chantonnant : “p’têt ben qu’oui p’têt ben qu’non !”

  11. Je rejoins personnellement Libéro dans cette reflexion autour de l’agnosticisme et l’athéisme. Dans ma conception du doute et de ma conviction, je ne peux etre qu’agnostique, car dans un cas comme dans l’autre, je ne peux avoir aucune certitude.
    Etre athée, c’est avoir la foi en la non existence de dieu.

  12. Nous sommes d’accord Libéro.
    La tolérance c’est de ne pas imposer à l’autre ses convictions et surtout de ne pas estimer que ses convictions donnent des droits sur celui qui pensent différemment. Les croyants n’ont pas besoin de preuve de l’existence de Dieu. L’athée n’a pas besoin non plus de preuve. L’agnostique cherche des preuves qu’il n’aura sans doute jamais (sauf à l’apparition de Dieu). L’Athée est il un croyant comme un autre ? Je ne pense pas mais je ne sais pas trop pourquoi. Je vais réfléchir sur le sujet. Merci de ce questionnement.

  13. Bonjour @Romain !
    “L’Athée est-il un croyant comme un autre” ? Je ne le pense pas. Car l’athée est un penseur libre qui n’appartient à aucune église. Les églises sont des institutions fondées sur une foi basée quelque part dans un autre monde ; mais qui prétendent imposer leurs Vérités dans celui d’ici-bas. Pour notre bien évidemment.
    La Vérité majuscule est une vérité dogmatique. Comme le Bien, le Mal, le Beau, le Vrai, le Patati et le Patata… Pour cette raison, j’évite d’écrire athée avec une grande lettre en forme de cravate. Mais c’est vrai que l’histoire a aussi compté des athées dogmatiques (des “Athées”). L’exemple le plus triste – et même sanglant – fut l’athéisme obligatoire (!) des régimes totalitaires dits “marxistes”.
    Querelle de mots querelle d’importance disait je ne sais plus qui. S’il est vrai que l’athée est un “croyant”, une des difficultés pour se faire comprendre – au simple niveau de la communication intellectuelle – tient en ce que les mots “croyant” et “croyance” – tout comme celui de “spiritualité” d’ailleurs – sont devenus des quasi monopoles linguistiques des Églises. Il nous faut aussi libérer les mots.
    (Sur la fonction idéologique de certains symboles graphiques, on peut lire un article paru dans la revue maçonnique Le Maillon, n°118 de mai 2012 – édité par Detrad : “Métaphysique de la majuscule. Franc-maçonnerie et Absolu”).

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