L’univers a-t-il connu un instant zéro ?

Ce soir, je vous propose un sujet à la limite de ce que nous trouvons habituellement sur ce blog. Mais d’une certaine façon, je trouve que lorsque l’on s’intéresse à la philosophie, la Religion, ou les différentes spiritualités, l’approche scientifique de la création de l’Univers doit quand même être représentée !
C’est à travers une émission de France Culture, proposée par Etienne Klein, et consacrée au Big Bang, que j’ai décidé de le faire. Mais attention, vous verrez que le Big Bang est traité d’une façon bien différente de d’habitude, puisqu’il s’agit de montrer les limites du concept, ainsi que l’abus de langage dont il fait habituellement l’objet.

Voici le descriptif de l’émission :

En toute rigueur, le big bang désigne l’époque très dense et très chaude que l’univers a connue il y a 13,7 milliards d’années. Il désigne aussi l’ensemble des modèles cosmologiques qui décrivent cette phase, et qui commencèrent d’être discutés dans les années 1950. Mais en général, le terme big bang est employé dans un sens notoirement différent : il nomme l’explosion originelle qui aurait créé tout ce qui existe. Il est en somme une métonymie de l’origine, laissant accroire que les modèles de big bang auraient directement accès à l’instant zéro, présenté comme l’instant marquant le surgissement simultané de l’espace, du temps, de la matière et de l’énergie. Dans le langage courant, l’expression big bang en est ainsi venue à être synonyme  de création du monde, de fiat lux originel.

Cette assimilation traduit-elle vraiment ce que disent les équations de la physique ou s’agit-il d’un abus de langage ? À y regarder de plus près, l’instant zéro pourrait passer un bien sale quart d’heure….

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36 réponses

  1. Stephen Hawking en parle également dans son dernier livre : Y a t il un grand architecte dans l’univers ?

  2. désolé, je ne l’avais pas encore vu. Rentré de vacances depuis peu, je n’ai pas encore eu le temps de feuilleter tout.

  3. Je ne suis d’accord ni avec la théorie de la création ex-nihilo de l’espace temps, ni avec le Big Bang et je crois que l’on fait dire à Einstein ce qu’il n’a jamais dit à ce sujet. C’est bien le problème d’une question laissée entre les esprits scientifiques. Ne peut-on imaginer quelque chose de beaucoup plus simple, à l’instar de la recherche actuelle sur l’unicité des forces physiques capable de modéliser de façon commune macro-physique et physique quantique ? Nous appliquons à l’origine de l’univers des lois que nous savons fausses (physique quantique) dans l’ignorance où nous sommes des lois physiques qui unifient l’espace-temps.

    Or il est plus simple et rationnel d’imaginer – plus compliqué de l’expliquer – un univers qui ne serait qu’une pulsation induite ailleurs (macro-univers). Imaginons un incident au creux de notre main. De cet incident, naitrait un micro-désordre. Ce micro-désordre serait instantanément résolu à notre échelle de sorte que nous n’aurions conscience de rien. Mais, au sein de ce micro-désordre, tout ce qui se trouve à l’intérieur se développe avec une échelle d’espace et de temps qui lui est propre : ce qui représente un milliardième de nanomètre pour nous représente alors des milliards d’années-lumières. Ce qui représente une fraction indécelable de temps devient 15 milliards d’années. Cet univers se développe ainsi, se dilate puis se contracte et disparait. Tel un bouton d’acné.

    Le mur de Plank ne signifie pas l’impossibilité d’un espace et d’un temps au delà mais notre incapacité à appréhender un espace et un temps au delà de notre univers. Pourtant rien ne parait plus évident pour plusieurs raisons :
    Notre planète est petite, nous en embrassons désormais tout le pourtour et nous la dépassons dans l’observation astronomique. Elle a 4 milliards d’années. C’est peu, au regard de ce que représente une année. Et pourtant cela représente moins du quart de l’âge de l’univers. Au regard de la notion d’infini, 14 milliards d’années, c’est bref, très bref. Ramené à une équivalence stupide mais parlante, si 1 année = 1 euro, l’âge de l’univers ne comble pas le trou de la sécu !
    Il y a donc de très fortes chances pour que cet objet univers soit une chose petite et peu durable, un incident sans portée.

    Je suis donc partisan d’une théorie plus pratique : un univers qui n’est que la manifestation locale et imperceptible d’une dilation très brève du temps et de l’espace. Passer le mur de Plank est alors impossible parce qu’aussitôt nous serions morts : nous passerions en effet dans un espace-temps qui nous contient et pour lequel nous ne sommes qu’une fraction de seconde.
    Notre univers est ainsi un grain de désordre quelque part dans un autre univers, de même que nous portons en nous des milliards d’univers qui se dilatent et se contractent sans que nous les percevions.

  4. Je vais réfléchir très fort à ce que tu viens de dire JD (je suis content de te lire ici)

  5. Avant l’instant zéro ? Dieu dit « Que la Lumière soit ! Et la Lumière fut ». Voilà pour ma conviction et ce à quoi je crois.

    Et si l’on en croit les équations d’Einstein et la considération de l’espace-temps, la notion « Avant le big bang » n’a quasiment aucun sens.
    Il y a de toutes façons plusieurs hypothèses, absolument invérifiables dans l’état actuel de nos connaissances :
    – l’hypothèse d’univers multiples
    – l’hypothèse d’un univers qui reviendra au point initial pour à nouveau être en expansion (big crunch)
    – l’hypothèse d’un univers qui s’effondrera (big freeze)
    – la seule certitude est que la Terre disparaîtra et plus tard le carbone, soit solidifié dans le froid, soit « carbonisé »…

    Je ne suis pas plus étonné que cela par la création de l’atome d’Hydrogène, d’Hélium et du Lithium, puis dans certaines conditions de température, de gravité et de pression celle de l’atome de carbone, c’est celle d’un univers mathématique compréhensible. Ce monde-là est subtil, fin, élégant, mais compréhensible.

    L’étonnement pour moi est et reste que de cet univers mathématique a émergé l’intelligence, la conscience, la musique, l’amour… sachant que ces « lumières » continueront de luire alors que la voie lactée qui surplombe nos têtes aura disparu depuis longtemps.

  6. «  Avant l’instant zéro ? Dieu dit “Que la Lumière soit ! Et la Lumière fut”. » Si dieu était déjà là, il y a donc un avant, non ?
    Ce qui est intéressant, c’est de se dire que l’homme semble être le seul à se poser cette question (sur cette Terre). A moins que les plantes et les cailloux ne communiquent autrement en se torturant également l’esprit en recherche de leurs origines.

  7. à Zennnn :
    Dieu posséderait-il une montre ou une horloge ? Cette question possède-t-elle un sens ?

    Homo Sapiens est le seul – sur Terre, ailleurs nous n’en savons rien mais on peut raisonnablement le supposer – à rendre l’Univers compréhensible et que la limite de cette compréhension recule chaque jour. Pour ce qui me concerne, le sujet m’intéresse mais je ne me sens pas torturé, bien au contraire ! Fasciné, troublé, émerveillé oui, mais en aucun cas torturé.

    Un exemple au passage.
    L’existence du « Big Bang » ne fait plus aucun doute puisque nous en avons retrouvé l’écho. On peut d’ailleurs avec un simple téléviseur le détecter !

    Si l’énergie gigantesque libérée lors de ce « Big Bang » avait été plus faible d’une infime fraction, la matière se serait effondrée dans un gigantesque trou noir, si au contraire elle avait été plus forte d’une infime fraction, la matière se serait dispersée à une vitesse telle que les galaxies n’auraient pas pu se former, donc les étoiles, donc la vie….

    Et quelle est cette fraction plus forte ou plus faible ? Les mathématiques ont démontré que cette fraction est de 1/10 puissance 120. Ou en d’autre termes 1/10…………0 (mettez moi 120 « 0 ») La vie tient à cela…..mais ce n’était pas encore gagné pour autant.

    Car c’est le cas aussi pour ce qui concerne la formation de la matière ou de l’atome de carbone qui naît au sein des étoiles dans des conditions d’infime fraction de variation d’une quinzaine de paramètres comme la température ou la densité.
    Dans « La formule de Dieu » de José Rodriguez de Santos, l’analogie est ainsi formulée :

     » L’émergence de la vie tient à la même probabilité d’une flèche lancée au hasard dans l’espace et qu’elle traverse tout le cosmos (a-t-on seulement idée de sa « dimension » qui se compte en milliards d’année lumière alors que la distance Soleil-Terre s’évalue à quelques 8 secondes et que le Soleil est environ 1 million de fois plus massif que la Terre) pour atteindre une cible d’un millimètre de diamètre située dans la galaxie la plus proche…. »

    Donc, OUI Dieu dit : Que la Lumière soit ! Et la Lumière fut ! C’est tout de même un sacré archer, non ?

    Maintenant, pour ce qui concerne le reste de la Génèse, le livre « La Formule de Dieu » qui prétend dans son incipit que toutes les théories scientifiques exposées dans le récit sont vraies, fait une démonstration convaincante des 6 jours qui ont nécessaires à Dieu pour créer l’Homme, Dimanche étant comme chacun sait, un jour pour se reposer.

  8. En quoi une probabilité très faible, meme infiniment faible, conduit-elle à l’acceptation d’un Univers créé par Dieu ?
    Si la probabilité est non nulle, et que le temps d’attente est suffisamment important, il est normal qu’à un moment donné, le « sacré coup de chance » soit vérifié.

    L’Univers à 13.7 Milliards d’années, c’est pas tant que ça finalement… Si on considère par exemple que ton archer tire 500 flèches par jour pendant 250 Millions de Milliards d’années, c’est finalement pas si improbable que cela qu’on y soit arrivé.

    Il faut patienter pour que toutes les conditions les plus hasardeuses soient réunies. Mais c’est parce qu’elles ont été réunies qu’on peut maintenant en parler. Combien de milliards de milliards de milliards de Big Bang ont débouché sur un trou noir, avant que le notre ne débouche sur la vie ? Voila une bonne question.
    Mais en ce qui me concerne, je ne vois pas le rapport avec Dieu.

    • @ Guizmo
      Quand on prend connaissance de la longue liste de toutes les coïncidences toutes les plus extraordinaires les unes que les autres, je ne vois pas dans quelle mesure on puisse échapper à imaginer un principe anthropique (qui d’ailleurs répond parfaitement à la question posée : y-a-t-il un instant zéro ?)

      Les chiffres sont tellement impressionnants ! Par exemple, pour former le carbone, il faut que le béryl radioactif absorbe un noyau d’Hélium (qui lui même se forme dans un intervalle entre 0,006% d’Hydrogène et 0,008% d’Hydrogène épuisé). Le problème est que le temps de vie du Béryl radioactif se réduit à 0,0000000000000001 seconde et que le temps où la collision entre l’Hélium et le Béryl radioactif est possible est encore plus court…..

      Dans cet Univers là, celui que nous connaissons, une seule flèche est tirée ! Il n’y en a pas 500 ! Une seule.

      La question que tu poses n’a pas de réponse dans l’état actuel de nos connaissances, pour autant, l’hypothèse de milliards d’Univers créés avant que d’arriver au nôtre ne modifie en rien le fait que le nôtre « permet et organise » (et on voit que les conditions à réunir sont d’une précision absolument extraordinaire) l’émergence d’une vie intelligente et capable même de créer une intelligence artificielle (imaginons un peu les progrès de l’informatique qui n’est constituée que de 0 et de 1, des nanotechnologies, l’émergence de robots humanoïdes capables de ressentir des émotions…. ce n’est pas de la science-fiction !)

      Tu dis que tout ceci n’a aucun rapport avec Dieu.
      Si tu penses à un vieux barbu assis sur son siège et condamnant les hommes à l’enfer éternel, je suis assez d’accord avec toi. Et puis sans doute que nous aurions toi et moi, deux ou trois questions très gênantes à lui poser….

      En quoi donc ces probabilités infimes – même réduites par l’existence de milliards de Big Bang avant que d’arriver au nôtre – conduisent-elles à accepter l’idée d’un Univers créé par Dieu ? Parce que cela pose nécessairement la question de la finalité et que le « hasard » n’a pas de sens, ou peut-être aussi parce que je ne sais pas et que ce vide ne peut être rempli que par Dieu. De là à dire que l’intelligence c’est Dieu est un pas que j’ai, à titre personnel, franchi.

      Tu dis aussi qu’un Univers de 13,7 milliards d’années ce n’est pas tant que cela…. Peut-être. Encore qu’il a fallu au minimum attendre 10 milliards d’années sur ces 13,7 pour qu’Homo Sapiens arrive et ouvre un Mac’ Donald !

  9. Salut Michel, il y a un point de ton commentaire que je ne comprends pas. Pourquoi le fait que la probabilité, aussi infime soit-elle mais non nulle, ait donc été satisfaite, t’amène a la conclusion (tu dis qu’on y arrive nécessairement) d’une finalité, et que le « hasard » n’a pas de sens. Le fait de ne pas savoir aujourd’hui n’impose pas l’existence d’un principe créateur, il insiste simplement sur le fait que beaucoup de choses restent a découvrir.
    Qu’on croit au GADLU par foi, ou conviction, je l’accepte et le comprend tout a fait, mais par nécessité, la je décroche.

    Beaucoup de choses au cours du passe ont été associées a Dieu, parce qu’on ne les comprenait pas, alors qu’aujourd’hui, on les explique très bien. Peut être en sera t’il de même pour la création de l’Univers d’ici quelques siècles.

    • La probabilité est toujours non nulle. Matière et Antimatière, la différence est non nulle et la matière l’emporte dans une infime proportion.

      C’est toutes ces sommes de coïncidences qui m’interpellent et dont le faisceau de présomptions peut, à la longue, constituer un commencement de début de preuve de l’existence d’un Architecte. Peut-on imaginer un jour, par une équation mathématique prouver l’existence de Dieu ? Cela a déjà été fait ! (le pari de ¨Pascal » par exemple) Mais la preuve manque…. C’est en cela que Dieu est subtil et mystérieux…

      S’il reste énormément de choses à découvrir, tu admettras que nous en savons plus de l’Homme des Cavernes, plus que les Hommes de la Renaissance, plus que les Hommes de la fin du XXè siècle.
      Pour autant, tout ce que nous découvrons au fur et à mesure de nos découvertes, ne fait que repousser une limite qui apparaît infranchissable. Si nous prenons le Big Bang nous savons comment il se produit juste après qu’il se produit. Nous ignorons comment et surtout pourquoi il se produit.
      Là où finalement tu décroches tout comme moi, c’est de faire le lien entre le comment et le pourquoi.

      L’analogie avec un voyage est absolument évocatrice si je dois me rendre de Bordeaux à Marseille. Comment je m’y rends n’a que peu de rapport avec les raisons pour lesquelles je m’y rends.

  10. Je te comprends bien.
    Mais pour reprendre ton image, les raisons de ton voyage ne sont intéressantes que si le voyage reste exceptionnel.
    Si l’on considère une échelle de temps beaucoup plus importante et que tu observes l’ensemble des voyages qui ont ete fait depuis Bordeaux, par tous, dans toutes les directions, depuis toujours, alors ton voyage de Bordeaux a Marseille perdra tout son intérêt, devenant un voyage perdu au milieu de tous les autres.

    Combien de tentatives fructueuses et infructueuses de monde existant ailleurs, ou s’étant éteints y a t’il eu avant « notre » Big Bang et le fait qu’on puisse le penser aujourd’hui ? Peut être une infinité.

    • Certes, mon voyage de Bordeaux à Marseille n’a rien d’exceptionnel, je te l’accorde volontiers. Le dernier que j’ai effectué dans ce sens avait pour finalité de rencontrer un client. À l’échelle cosmique, c’est infiniment minuscule. Pour mon banquier et mon expert-comptable, il en a été autrement. L’importance est donc toute relative et dépend du point de vue dans lequel on se place.

      Maintenant, si tu analyses ta question, elle porte en elle une intentionnalité d’une part, et d’autre part n’oublie pas une des caractéristiques de cet univers (tenant compte qu’il peut y en avoir d’autre…. ce qui n’est absolument pas démontré ni démontrable au jour d’aujourd’hui, car il faudra pour cela franchir la porte du Big Bang…) qui est l’émergence d’une intelligence et peut-être même plusieurs à l’échelle de l’Univers et pour le moment circonscrite à l’émergence de l’atome de carbone…

      Quelle est donc l’intention qui se cache derrière l’émergence d’une vie intelligente ?

  11. Bonjour @Jean-Michel !
    Vos commentaires sont impressionnants. Au bon sens du terme : ils “impriment”, ils laissent une trace dans l’esprit du lecteur. J’apprécie, pour ma part, les efforts pour élever le débat. Trop souvent, en loge, les FF se contentent de réciter les phrases convenues ; c’est-à-dire qui conviennent à ceux qui augmentent les salaires.
    Ma culture scientifique est malheureusement trop nulle pour me permettre de suivre. Mais vous me donnez envie de faire des efforts. Donc : merci !
    Quand les Maçons s’intéressent à cette fascinante question de l’origine du monde, j’ai pu observer un tropisme très marqué pour la métaphysique ; au détriment de l’entrée scientifique. Il est vrai que l’actuelle idéologie dominante s’évertue à brouiller les pistes en essayant de “démontrer” que physique et métaphysique, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. C’est ainsi qu’on voit, devant le désarroi spirituel causé par le recul des églises instituées, des scientifiques de haut rang se muter en sage de haut vol.
    Vous mettez le doigt sur un point essentiel, @Jean-Michel, quand vous évoquez la question le “l’intentionnalité”. C’est le délicat problème du passage du “comment” (des scientifiques) au “pourquoi” (des philosophes et des métaphysiciens). Une entité a-t-elle voulu le Big Machin ? Mais “l’intention” est un concept psychologique que les métaphysiciens projettent hors de notre monde réel. C’est aussi un quasi réflexe en Maçonnerie où l’on a trop souvent l’impression d’entendre la messe.
    Pour un peu d’oxygène – je veux dire pour une entrée différente dans ce monde vertigineux de l’origine et du sens des choses – on peut aussi lire ou relire Clément Rosset (“L’école du réel”, aux Éditions de Minuit, 2008). Encore merci !

  12. En résumé, tout est dieu, le caillou, la mouche, la goutte d’eau, le feu, le vent, l’homme, le vide … Cela me laisse sur ma faim. Je ne donnerai pas le nom de dieu à cela, mais simplement le nom d’univers ou de nature (sur notre Terre). Je n’arrive pas à m’extraire de la tête que l’homme a toujours eu besoin de divinités quelle qu’elles soient. Non pas que je me sente au dessus de quoi que ce soit, le jour où l’homme disparaitra, la terre continuera à se développer (pour autant que ce ne soit pas suite à une guerre atomique réduisant notre planète en poussières).
    J’apprécie beaucoup cette échange de points de vue 🙂 Merci à tous.

  13. @ zennnn :

    Tu as raison, « croire » est inscrit de manière indélébile dans nos connexions neuronales et semble-t-il depuis très longtemps !

    C’est probablement né le jour où l’un de nos lointains ancêtres, confrontés à la mort d’un être aimé et prenant conscience de la vie et de la mort, a du imaginer l’existence d’un monde meilleur. Cette émotion d’une puissance considérable, est inscrite dans notre cerveau primitif. J’ignore si nous avons BESOIN de croire, mais le fait est que nous avons créé toutes sortes de divinités pour chaque espoir : la fécondité, la victoire à la guerre, les récoltes abondantes, la vie éternelle…

    Les religions sont nées ainsi…. mais sans doute ont-elles aucun rapport avec le Dieu dont on parle ici ! Je n’éprouve d’ailleurs aucun besoin d’y croire, même dans les moments de pur découragement, où l’on ne peut souhaiter que le bonheur pour tous ceux qui nous sont proches.

    Dans un recueil de lettres des poilus de la Grande Guerre, il y a celle du soldat Eugène Lemercier mort aux Éparges le 6 avril 1915 qui écrivait à sa mère le 21 mars :

    « Je n’ose plus parler d’espoir, car on a l’impression que tout le monde y passera. Chaque mètre de terrain coûte trois cadavres.
    Ce qu’on peut demander comme grâce, c’est d’épuiser tout ce que l’instant peut offrir de beau ».

    J’ai du relire cela cent fois, tant que je me suis dit un jour que si je pouvais serrer la main de ce type et lui payer un coup à boire pour rire un peu, cela m’irait bien.

    Quant à la disparition de l’Homme….

  14. Tu demandes : « Quelle est donc l’intention qui se cache derrière l’émergence d’une vie intelligente ? », et moi j’ai envie de répondre : « absolument aucune, pourquoi y aurait il une intention ? ».
    Pourquoi vouloir justifier l’émergence d’une vie intelligente par une intention de la part d’une force supérieure alors que tout n’est que question de taille de cerveau biologique ?
    Les plantes se demandent-elles pourquoi elles ne sont pas intelligentes ? Nous nous posons la question, uniquement parce que nous sommes capables de nous la poser. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut chercher une cause à notre intelligence autre qu’une raison biologique. L’évolution nous a mené à un stade ou notre cerveau fut suffisamment développé pour nous permettre de penser et de nous en apercevoir, ce qui fait de nous des êtres intelligents. Dans un genre presque similaire, l’orang outan pense, un peu moins bien, et ne s’en rend pas vraiment compte, ce qui le rend « moins » intelligent.
    Je n’ai pas besoin pour expliquer cela d’en référer à une puissance supérieure, organisatrice, à un dessein ou un GADLU.

    Oui, nous avons par le passé créé toutes sortes de divinités pour chaque espoir, mais cela était du au fait qu’on ne savait rien du monde dans lequel nous vivions. Nous ne comprenions rien aux saisons, donc nous invoquions un Dieu pour que les récoltes soient bonnes. Aujourd’hui nous pouvons contrôler la façon dont poussent les céréales dans une champs, nous avons compris et même maîtrisé la nature.
    Lorsque l’on justifie que le GADLU est responsable de la création de l’Univers ou de l’émergence de la vie intelligente, nous sommes en notre temps le cultivateur qui ne comprenait pas les saisons et qui invoquait une divinité, tu ne crois pas ?

    Je m’interroge beaucoup sur le GADLU en ce moment, et ce principe organisationnel. Je trouve cela intéressant de le chercher, de tenter d’expliquer pourquoi les choses sont si bien ordonnées, vraiment, je trouve la démarche passionnante.
    Mais pour l’instant, je n’en ai jamais eu besoin pour expliquer quoi que ce soit. Aucune démonstration ne débouche sur la nécessité d’un principe créateur. C’est de l’ordre de la foi, de la conviction personnelle, mais pas de la nécessité.

    Si j’en viens un jour à travailler à la gloire du GADLU, j’y mettrai très certainement le hasard ou les mathématiques. Oui, le hasard fait bien les choses, mais c’est parce que nous ne remarquons ces choses « bien faites » que lorsqu’elles sortent de l’ordinaire.
    Pour un hasard bien fait, combien y a t’il de hasard sans intérêt ?

    • à Guizmo :

      La question qui est posée, c’est celle commune en physique qui consiste à définir l’état initial. L’instant Zéro.

      Ce qui nous sépare de l’instant Zéro est connu sous le nom de mur de Planck où nous sommes à 10 puissance -44 seconde (0, 0000 1 seconde). C’est aussi une distance. Si courte qu’elle est dix millions de milliards de fois plus petite que l’atome d’Hydrogène. C’est également une densité 10 puissance 100 de plus que celle de l’eau. C’est encore une température gigantesque quelque chose comme 10 puissance 30 degrés Celsius, et bien sûr une Énergie équivalente à celle qui règne dans la totalité de l’Univers. On peut imaginer ce qu’on veut de ce « mur », car la connaissance s’arrête ici. (la mienne aussi ! car je cite cela de mémoire…. mais peu importe les chiffres, ils ont des dimensions qu’on ne rencontre pas tous les jours)

      Imaginons pour simplifier que l’ère de Planck (c’est ce qui sépare l’instant zéro de cet instant + 0, 0000….(44 zéros)…1 sec. soit comparable à une tête d’épingle (en réalité bien moins) et que la dimension de l’Univers actuel qu’on peut imaginer comme une sphère dont le diamètre serait de 45 milliards d’années lumière (fini, infini ?peu importe) et a priori toujours en expansion puisque l’expansion de cette sphère (à l’image d’un ballon qui se gonfle) se constate par l’accélération de la distance qui sépare les galaxies. Bref, tout ceci représente un évènement (plutôt que rien….) et qu’entre l’ère de Planck et l’Univers actuel, il y a tout de même pas mal de choses qui sont arrivées, et plutôt remarquables, plutôt uniques, juste en 13,7 milliards d’années. Et en particulier l’émergence de intelligence… qu’il n’est pas si aisé que cela à définir. N’empêche que. Elle est bien là, fruit d’un milliards de coïncidences inouïes afin une probabilité proche de 1/0, 000000………………1

      Je n’ai rien contre que cela soit par hasard sauf que cela serait quoi le hasard ? Sauf que cette intelligence qui a été capable en 400 000 ans de prendre possession de la planète qui l’a recueilli, pourrait aller bien au-delà encore d’ici 400 000 ans pour probablement prendre possession de quelques galaxies et on peut bien l’imaginer, de l’Univers entier. Il y a nécessairement une intention. Tout dans l’Univers est à somme non nulle. L’absence d’intention équivaudrait à rendre équivalent matière et antimatière, ce qui n’est (heureusement !) pas le cas. Et si ce n’est pas arrivé, s’il y a cette probabilité infime, ce n’est pas du au fait du hasard, et si c’était le cas, je gagnerais au loto toutes les semaines !

      Enfin, pour paraphraser Pascal « Si nous avons une histoire, nous aurons un avenir ».

  15. Jean-Michel, tu prends les choses à l’envers. Tu considères ce qui existe et tu remonte le temps pour justifier l’incroyable concours de circonstances qui ont permis d’en arriver là. Mais ce n’est pas dans ce sens que les choses se sont passées mais dans l’autre : l’univers s’est créé puis une succession de hasards et de nécessités aboutissent à des situations à un intant T. L’histoire de l’univers n’est pas terminée et il est un peu tôt pour affirmer qu’une intention a présidé à ce que nous constatons aujourd’hui. Un jour viendra, dans 4 milliards d’années, où la terre sera, comme des milliards d’autres planètes avant elle, avalée par son soleil mourrant. Il n’y aura plus de Jean-Michel, rien, plus de Terre. Qui sera là alors, dans un coin de l’univers pour dire à ce moment : Dieu a créé l’univers pour qu’il n’y ait pas de vie du tout. Qui dira, sur une autre planète qui nait aujourd’hui : Fantastique volonté divine qui a créé l’univers pour que j’existe !

    En outre, tu pars, toujours à l’envers, du principe que l’univers constaté aujourd’hui est d’une telle harmonie qu’il ne peut pas être le fruit d’un hasard ou d’un chaos. Mais qui nous dit qu’il n’existe pas quelque part un autre univers, formé de façon très différente et qui serait plus équilibré, plus stable, plus propre à l’intelligence ? Que sais-je, un univers où la matière serait ou plus rare ou plus dense, un univers liquide ou poussiéreux sans astres tels que nous les connaissons, un univers totalement sombre ou plein de lumière. Et là dedans, des êtres qui seraient advenus par une chimie qui nous est inconnue, mille fois fois plus intelligents que nous, ou plus bêtes, et qui s’extasient sur la volonté divine qui a permis l’avènement d’une telle perfection.

  16. Tout d’abord, je tiens à dire qu’il est différent de répondre à la question « Dieu existe-t-il ? » 1) « Je ne sais pas, et je suis convaincu que je ne sais pas… » 2) « Je ne sais pas, mais je suis convaincu qu’il n’existe pas ! » 3) « C’est prouvé, il existe, alors pourquoi tu te poses encore la question ? »

    La première position, celle de l’agnostique, m’interroge. Que perd-on à se positionner ? La seconde, la mienne, part du principe évident que nous n’avons de preuves de rien du tout, mais que j’ai des arguments rationnels à donner pour expliquer un point de vue dont je suis convaincu, mais qui n’engage que moi. La troisième relève du dogme. Tout simplement. Et je m’amuse de voir à quel point il peut exister une volonté de rationaliser son discours avec des données scientifiques, des chiffres, des mathématiques pour donner un côté indiscutable, et ce afin de tirer une conclusion… dénuée de tout lien avec la précédente démonstration ! C’est comme si je vous faisais un exposé pour vous prouver par A+B que la meringue est un dessert sucré afin d’arriver à une conclusion que je voudrais irréfutable : « Donc, c’est le meilleur des desserts ! » Ah… Ok… ^^ On a le droit de le penser, ça peut même être enrichissant de côtoyer (parfois) des personnes qui le croient, mais en rien leur conclusion personnelle ne peut, à l’instar de la démonstration qui y a mené, prétendre à une quelconque valeur de preuve ou de… Vérité ! Par exemple, moi, je trouve que cette démonstration est complètement erronée, biaisée par des siècles de pensée unique, et que l’anthropomorphisation de la spiritualité, si elle est naturelle et compréhensible, est une fainéantise de l’esprit. Mais je ne viendrai pas, en même temps, vous dire que MA vision est, elle, Vérité scientifique irréfutable…

    Ensuite, je conclurai en contestant l’usage fait par notre cher Guizmo ( 😉 ) de l’expression GADLU dans la phrase : « Qu’on croit au GADLU par foi, ou conviction, je l’accepte et le comprend tout a fait, mais par nécessité, la je décroche. » Là, tu voulais dire Dieu, pas GADLU… Certes, le GADLU peut être Dieu pour certain, mais l’inverse n’est pas vrai, donc cette phrase ne peut pas tenir en l’état… Parce que pour moi, vu ce que je mets derrière, on n’a pas à croire ou non en le GADLU, puisque le GADLU existe incontestablement. Et peu importe ce que j’y mets, en tout cas, ce n’est pas Dieu. 🙂

    Enfin, je rappelle qu’une bombe nucléaire ne décimerait que l’humanité et certaines autres espèces, mais si l’on observe l’état de Tchernobyl aujourd’hui… C’est pas la présence de radioactivité qui freine la prolifération animale et végétale, au contraire, elle explose (sans mauvais jeu de mot…). Du coup, on se dit peut-être que ce qui la freinait avant… c’était l’Homme aujourd’hui disparu de la zone…

  17. Non Tao, justement, dans ma phrase, c’est bien GADLU que je mets, et non pas Dieu 🙂 Pourquoi le GADLU existerait il ?
    Quoi qu’on mette dans le GADLU, il y a cette notion d’organisation. Que ce soit le hasard, la sciences, la nature, les nombres, ce que tu veux, ce qu’on met derrière cette notion d’architecte, c’est qu’il y a un plan, et qui dit plan, dit un dessein, une volonté de tracer des lignes d’une certaine manière.
    Or, là, tout de suite, le 28 Août 2012 à 22h55 à mon horloge, je ne vois pas en quoi il y aurait nécessairement un plan, une volonté d’avoir fait le monde comme il est.

    Un hasard dénué de toute organisation me va bien pour expliquer le monde.

  18. @ Jean-Dominique…

    Si l’intention existe, elle existe dès l’instant Zéro ! Au stade où nous en sommes, la seule observation que nous pouvons faire, c’est que depuis le mur de Planck jusqu’à aujourd’hui, a émergé une vie intelligente. Certes, la Terre disparaîtra, engloutie par le Soleil, et nous bien avant. Mais surtout, le carbone également ! Autrement dit, la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui. C’est certain et inéluctable.

    Mais d’ici là, quelle forme aura pris notre intelligence qui ne cesse de progresser ? Où en serons-nous dans 40 000 ans ?
    Sans compter comme je le disais plus haut….l’intelligence « humaine » a été capable d’en créer une que nous nommons intelligence « artificielle » (comme si cela pouvait exister ! Tout est « naturel » ! )

    Et comment définir cette intelligence ? Pour moi il s’agit précisément de Dieu. Mais je conçois bien que chacun peut y voir autre chose….

  19. À Gizmo : « Un hasard dénué de toute organisation me va bien pour expliquer le monde »

    Il y a quelques années de cela, des étudiants en technique vidéo avaient réalisé un prodige en réalisant un film projeté bien au-delà de 24 ou 25 images par seconde.

    Ils avaient donc réalisé un film projeté à une vitesse d’images considérable. La projection démarrait à la vitesse maximale, et l’image obtenue quasiment fixe représentait un visage « proche » de celui de la Joconde de Leonard de Vinci. (mais quelqu’un qui ne connaît pas ce portrait identifierait probablement une autre femme….) C’est en tous les cas cela qui m’avait frappé.

    Le film continuait et au fur et à mesure de son déroulé, la vitesse d’images diminuait. À la vitesse la plus lente, c’était une succession de portraits de personnages extrêmement différents – tous âges, toutes races, hommes, femmes – mais tous cadrés sous le même angle avec le même éclairage. Puis, ensuite, la vitesse d’images accélérait à nouveau jusqu’à obtenir l’image fixe du départ.

    Si effectivement, les milliers de portraits réalisés pour faire ce film ont été choisis « par hasard » ou tout du moins, sans une quelconque volonté de choisir l’un par rapport à un autre, l’organisation constituée par le défilement extrêmement rapide des portraits aboutit toujours à la même image fixe !

    Je veux dire, Gizmo, en réponse à ta phrase, que le hasard révèle nécessairement une certaine organisation qui transparaîtra inéluctablement à l’image de ce film où une vitesse donnée de défilement de visages pris au hasard en révèlera un. Les Univers évoqués plus haut, n’existent probablement plus – effondrés sur eux-mêmes, ou complètement vides, dans la même mesure, Néandertal a disparu…encore que nous ayons, je crois 2% de patrimoine génétique commun avec lui….

  20. @ Guizmo : Pourquoi le GADLU existerait-il ? Mais si je te dis que pour moi, le GADLU est une salade verte… La question a-t-elle encore un sens ? La salade verte existe, donc si pour moi le GADLU est une salade verte, tout le monde sera d’accord pour dire que si l’on prend ma définition du GADLU, ben… il existe sans qu’on ait besoin de croire ou non en lui. C’est un fait.

    Alors après, en effet, ceci n’est qu’un exemple, et je ne pense pas que le GADLU soit de nature végétale 🙂 ! Je suis d’accord avec le fait qu’il est lié à la notion d’organisation. Mais pourquoi relier la notion d’organisation à celle de dessein ? Je ne crois en aucun dessein. Si plan il y a, c’est un plan de facto et ab chao… Un plan qui aurait émergé du hasard, en quelque sorte. Pourquoi une ligne ne pourrait-elle pas être tracée par hasard, sans que quiconque ait voulu qu’elle le soit ?

    Je crois qu’on partage l’idée d’un monde issu du hasard. Je dirais même intrinsèquement absurde, au sens de « qui n’a pas de sens ». Ce sont les humains qui, pour supporter cette idée, tentent d’en donner à leur vie. Quel que soit ce sens.

    • @ Tao et Gizmo

      Pour ma part, le G:.A.:D:.L:.U:. n’est pas dans l’annuaire, pas plus qu’ il n’est une salade verte ni de nature végétale, animale ou minérale.
      Existe-il sans qu’on ait besoin de croire en lui ? Pour mon avis personnel, non ! Le G:.A.:D:.L:.U:. est plus subtil, plus fin et son existence est révélée.
      « Les dons de Dieu, c’est une surprise comme le repas d’une future belle-mère » Proverbe éwondo (Cameroun)

      C’est un choix du G:.A.:D:.L:.U:. d’être « caché » tout en étant en nous !

      Je ne partage absolument pas l’idée d’un monde issu du hasard, non pas parce que je n’en supporterais pas l’idée, mais tout simplement parce que le hasard n’existe pas !

      Qu’est-ce que le hasard ? C’est l’absence totale de cause à effet d’un évènement. Or, depuis le mur de Planck jusqu’à aujourd’hui, la totalité des évènements possède une relation de cause à effet.

      Le hasard serait une probabilité dont la somme est infinie ? Les mathématiques ont depuis longtemps démontré que l’infini est plus grand que l’infini lui-même.

      Il y a, cependant, une vibration, une synchronisation (elle existe au niveau des micro-particules), un rythme dans l’Univers (serait-ce la danse de Shiva ?) et qu’il y a une force que nous ne connaissons pas encore et qui possède une empreinte sur toutes les autres. Si l’Univers a un instant zéro, il est là. C’est-à-dire au moment où toutes les forces que nous connaissons (gravité, nucléaire, etc…) se sont séparées de la force initiale. Voilà pour moi, où se trouve le G:.A.:D:.L:.U:.

  21. Juste un truc : avant d’asséner « tout simplement parce que le hasard n’existe pas ! », rajoute un « Selon moi, … » ou un « Je pense que…  » Bref, un truc qui ne nous fera pas croire que tu adoptes des positionnements dogmatiques, quoi… 😉

    Bon, et puis mise à part le fait que Planck arrive à 6 occurrences sur cette page, pourquoi le processus de « cause à effet », que je partage, ne pourrait-il pas simplement être mécanique (comme un jeu de domino) plutôt qu’intentionnel ? Je ne vois toujours pas pourquoi il y a une volonté de ta part de vouloir imposer un point de vue en avançant des éléments scientifiques qui constitueraient d’hypothétiques preuves, lesquelles rendraient obsolètes nos raisonnements…

    Encore une fois : ta vision me semble respectable, et même intéressante (elle fait réfléchir). Mais comment peut-on ne pas envisager la possibilité que d’autres interprétations soient aussi valables que les siennes ?

  22. / mode humour ON

    « … et la salade verte dit « que la lumière soit » , et la lumière fut ; l’escargot vit la salade et la mangea.
    Et la salade pensa qu’on ne l’y reprendrai plus. »

    / mode humour OFF

    • Je vous prie de bien vouloir m’excuser si mes propos vous ont semblé définitifs et fermés. J’y vois la déformation d’une discussion à distance et probablement quelques maladresses dans mes propos.

      S’agissant du hasard, c’est extrêmement compliqué, et je m’excuse d’avoir été laconique en déclarant : « Le Hasard n’existe pas !  » Tout dépend de quoi nous parlons bien évidemment ! Est-ce un aléa ? Une contingence ?… Je vais tenter de l’expliciter.

      Prenons l’un des nombres les plus célèbres des mathématiques, le nombre π (Pi) qui est un nombre irrationnel, dont les décimales ne sont pas périodiques et qui n’est pas solution d’équation algébrique. (Je pourrais prendre le nombre e – nombre d’Euler, mais il est d’un abord plus compliqué…)

      Comme e qui est la base du logarithme naturel, ce qui est fascinant avec ce nombre π, c’est que π est un nombre défini à partir d’une figure aussi simple que le cercle.

      Son irrationalité a été prouvée depuis le 18è siècle, et on s’intéresse à la distribution statistique des décimales, c’est-à-dire à la façon dans la suite des décimales dont apparaissent les chiffres de 0 à 9. Je crois me rappeler que nous connaissons à l’heure actuelle 5000 milliards de décimales de π (à moins que ce record ait été battu).

      Jusqu’à présent, nous n’avons rien trouvé. Ce qui est un fait étonnant, dans la mesure où π possède une définition bien particulière (Pi = circonférence).

      Y-a-t-il donc une différence entre les décimales de π et une suite de chiffres prise au hasard ? Et quelles sont les propriétés d’une suite de chiffre prises au hasard ?

      On peut bien évidemment se demander pourquoi cette « chasse » aux décimales du nombre π, chasse ouverte depuis Archimède ! C’est vrai que dès lors qu’on découvre de nouvelles décimales, cela affine l’étude de la distribution statistique de ces décimales, mais force est de constater que nous sommes toujours quasiment au même point.

      Alors ? Les décimales de π tiennent-elles du hasard ? Pourtant un cercle, dès lors que j’en suis la circonférence sur 360°, j’en fais bien le tour. J’arrive bien à mon point de départ !

      Einstein dit – et c’est resté célèbre – : « Dieu ne joue pas avec les dés… »

  23. Attention Jean-Michel, tu es sur une pente savonneuse : « Au stade où nous en sommes, la seule observation que nous pouvons faire, c’est que depuis le mur de Planck jusqu’à aujourd’hui, a émergé une vie intelligente. »
    Ce qui semble signifier que Dieu existerait de Plank à aujourd’hui et pour la planète Terre uniquement. Après et ailleurs, tu évacues. Dieu mourrait donc avec l’humanité. C’est pas faux, mais nous descendons sensiblement dans l’échelle de la toute-puissance !

  24. D’autre part, je lis des considérations sur l’instant zéro mais rien ne me parait moins probable que l’instant zéro et la théorie mal nommée du Big Bang ne le prétend pas. Comment se forme un nuage ? Y a-t-il un instant zéro à la formation d’un nuage ? Non, il y a une évolution de situations qui aboutissent à la création d’un nuage sans que nous soyions capables de dire à quel moment précis le processus de création de ce nuage a commencé. Le mur de Plank n’est pas la limite entre l’absence d’univers et sa présence, mais une limite de perceptibilité possible dû à notre inscription dans un espace-temps donné. Si nous avions la possibilité de dépasser cette limite, c’est-à-dire de percevoir un espace-temps dilaté ou contracté, nous verrions alors l’univers d’avant le mur de Plank. Mais c’est tout bonnement impossible puisque nous ne pouvons pas exister en dehors de notre espace-temps. C’est donc relativement à nous que le mur de Plank est un mur. Pour l’univers, cette limite n’existe pas et il est fort probable que l’univers était en gestation avant le mur de Plank.

  25. Oui, Jean-Dominique tu as raison, et chronologiquement cela s’organise ainsi :
    – avant le Big Bang (que je ne trouve pas si mal nommé quant à moi)
    – Le Big Bang
    – l’Ère de Planck
    – Le « mur » de Planck (qui n’est effectivement pas un mur !)
    – L’Univers actuel qui est âgé de quelques 13,7 milliards d’années.
    L’ère de Planck durant 0,000000000000000000000000000000000000000000001 seconde

    Lorsque j’écris : “Au stade où nous en sommes, la seule observation que nous pouvons faire, c’est que depuis le mur de Planck jusqu’à aujourd’hui, a émergé une vie intelligente.” je n’évoque que ce qui est « observable ».

    Si nous sommes capables de « voir » un jour (probablement par des équations mathématiques extrêmement complexes) ce qui se passe durant l’ère de Planck, nous aurons une vision du Big Bang, c’est-à-dire que nous saurons décrire un espace 10 millions de milliards de fois plus petit que l’atome d’Hydrogène, d’une densité monumentale et d’une température gigantesque.

    😉

  26. Je relisais ce matin l’ensemble de ce billet et des commentaires, mon ordinateur s’étant ouvert automatiquement sur le blog : ce sont les mystères de « Reprise » qui égaie la vie des utilisateurs d’ordinateurs sous Mac OS X depuis la version 10.7.

    Quatre commentaires m’ont interpelé.

    Le premier, et je m’en excuse encore, est l’apparence fermée de mes propos, ce qui n’est vraiment pas ma manière de voir les choses.

    Le second commentaire est celui de Tao qui reprend l’une des plus grandes oppositions scientifiques du XXé siècle entre Niels Bohr et Einstein.

    Le troisième commentaire est celui de Jean-Dominique qui fait la remarque que je prendrais les choses à l’envers

    Et enfin, la quatrième, toujours de Jean-Dominique, qui considère que je suis sur une pente savonneuse.

    Je me réjouis de ces 4 remarques, parce qu’elles m’amènent à penser que nous ne cherchons pas nécessairement au bon endroit !

    Une des grandes « victoires » de Niels Bohr a été la vérification par l’expérience « Aspect » de la remise en question de la causalité relativiste. Même si de nombreux physiciens ont remis en question cette expérience, force est de constater que l’intrication quantique de deux particules mène à la conclusion que non seulement l’information entre ces deux particules circule plus vite que la vitesse de la lumière, mais en plus que cette information est instantanée !

    En clair, tous les objets restent uniques, quelle que soit la distance qui les sépare.

    Du coup je me suis demandé si Jean-Dominique n’avait pas raison lorsqu’il me dit que je prends les choses à l’envers, et je n’avais pas raison de le faire !

    Car si nous admettons que l’expérience « Aspect » correspond bien à une réalité (et aujourd’hui elle semble confirmée), ne peut-on pas se dire qu’il faille remettre en question notre manière d’appréhender la causalité ? (Je reste toujours convaincu que la causalité ne peut pas être substituée au hasard)

    Cherchons-nous au bon endroit ?

    Prenons donc les choses à l’envers ! Allons dans le futur plutôt que de nous fracasser la tête dans le mur de Planck ! S’il y a un moment 0, à ce moment là, le Temps n’existe plus !

    Si deux particules distinctes « communiquent » entre elles instantanément, largement donc au-delà de la vitesse de la lumière, et si on admet leur unité quantique (leur intrication quantique), est-ce que cela ne serait pas parce qu’elles possèdent déjà cette information en elles-mêmes et venue du futur ?

    « Pente savonneuse ? » « Voir les choses à l’envers ? » Merci Jean-Dominique ! 😉

    Si l’on admet l’hypothèse d’une intention – pour moi qui serait l’émergence de l’intelligence, elle-même définie par le G:.A.:D:.L:.U:. – rejetant donc irrémédiablement le pur hasard de tout ceci, on pourrait répondre à la question : Y-a-t-il un instant Zéro pour notre Univers (et au passage pour tous les autres s’ils existent) par la négative.

    Il nous sera probablement plus facile d’aller voir ce qui se passe dans le futur que de franchir le mur de Planck ! Vous ne croyez pas ?

    😉

Rétroliens

  1. Revue de web maçonnique hebdomadaire | GADLU.INFO - Franc-Maçonnerie

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