La pleine conscience

La pleine conscience est une discipline qui se rattache à la méditation, c’est un travail sur l’esprit qui consiste à vivre l’instant présent, sans se perdre ni dans le passé, ni dans le futur.

Prendre un peu de recul pour observer ce que l’on fait, ou l’on se trouve, qu’est-ce qui se passe autour de nous,  profiter de la chaleur d’un rayon de soleil sur sa joue, du bruit du vent, ou du chant des oiseaux, plutôt que de se focaliser sur ce que l’on fera le lendemain, ou si notre patron a bien reçu le mail qu’on lui a envoyé, parait simple lorsqu’on en parle, mais il est en réalité très difficile de rester dans l’instant.

L’esprit vagabonde sans cesse, et nous empêche de vivre pleinement ce que l’on fait. Pratiquer la pleine conscience possède un grand nombre de vertus, allant d’une augmentation de l’attention, de la concentration, jusqu’à une baisse du stress.

Voici une vidéo dans laquelle le Dr Christophe André nous explique ce qu’est la pleine conscience, comment la pratiquer, et comment il s’en sert dans l’exercice de sa fonction de médecin auprès de ses patients.

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15 réponses

  1. Le brave docteur André ne m’a pas donné envie de m’intéresser au gros Bouddha. La présentatrice, en revanche… Je sens qu’elle peut quelque chose pour ma “pleine conscience”. Faut voir. Parallèlement au Karaté, j’ai longtemps pratiqué le yoga, avec un grand pionnier de cette discipline – pardon de cette “voie” – en europe : André Van Lysebeth. Et puis un jour, j’ai arrêté de me mentir : ça m’emmerdait ! Surtout les discours débiles qui accompagnaient les séances de postures (qui m’aidaient à travailler la souplesse de mon corps d’Adonis). Depuis, c’est au petit jour que je travaille ma “pleine conscience”, en lisant de la philo. Ou bien à table avec des copains, un repas fin arrosé d’un bon cru et les joies de la conversation libre. Peut-être aussi avec la présentatrice. Je vous raconterai.

  2. Comme je suis en panne de son, je n’ai pas écouté cette vidéo.
    Mais d’après ton commentaire, Guizmo, il me semble que cela doit se rapprocher de ce qu’on nomme le « lâcher-prise ». Cela s’apparente quelque part à « laisser ses métaux » et à « ici et maintenant », non?
    Vivre au présent est un art que j’ai appris à pratiquer, mais il faut dire que je suis maintenant à la retraite et que je n’ai plus d’obligations de résultats de mon ancienne vie professionnelle, et je pratique beaucoup mieux qu’avant, étant débarrassée de tous les casses noisettes.
    😀

  3. Oui, il doit y avoir de ça. J’avais lu des choses sur le lâcher prise dans le livre de Frederic Lenoir « Petit traité de la vie intérieure ». On retrouve effectivement cette façon de se défaire de tout ce qui tourne dans notre tête pour s’ancrer un peu plus dans le présent.
    La pleine conscience est vraiment une pratique médiatise par contre, c’est vraiment une discipline de l’esprit.

    Par contre, je ne comprends pas le rapport que tu fais avec le « laisser les métaux ». La pleine conscience ne cherche pas à guider les domaines sur lesquels doit s’attarder notre esprit, et ceux que l’on doit laisser de coté, mais segmente notre concentration dans le temps de façon à ce que l’on ne pense pas à autre chose qu’à ce que l’on est en train de faire.

  4. “laisser les métaux”, c’est d’abord essayer d’abandonner nos préoccupations profanes, nos intérêts personnels ; c’est essayer de mettre un moment entre parenthèses l’ensemble de nos engagements prosaïques et nos ambitions sociales. C’est donc bien, d’une certaine manière, “lâcher prise” à tout ce qui a prise sur nous ; et nous disperse dans des ascensions et des descentes qui font parfois ressembler nos vies au vol hasardeux des pipistrelles. L’égrégore, c’est le calme qui s’instaure entre les Maçons, lorsque nous avons” lâché prise” ; lorsque nous désirons et voulons qu’un peu plus d’apaisement – à chaque Tenue – règne entre nous. Je viensene loge chercher un peu d’apaisement. C’est mon côté bouddhiste.

  5. Libéro a répondu pour moi et fort bien. C’est bien le rapport que je fais entre le « lâcher prise » et « laisser ses métaux » (on peut dire aussi « poser sa valise »).
    Quand l’égrégore fonctionne, il y a effectivement apaisement du mental, détachement, fusion.
    Ce ressourcement est bien indispensable pour reprendre après les métaux pétris de tumultes intellectuels, affectifs, égotiques, mais avec un peu moins de poids chaque fois et un plus de « claire voyance ».

    Bonne journée à vous toutes et tous, Sœurs, Frères, Ami(e)s.

  6. Ah oui, je suis d’accord avec vous sur le rapport entre « laisser les métaux » et « lâcher prise », mais je vois une différence avec la pleine conscience par contre.

  7. Le lâcher prise n’est une étape vers la pleine conscience, mais elle est d’importance.

  8. Le “lâcher prise” bouddhiste me renvoie à notre Frère Goethe : ”On ne possède que ce qu’on renonce.” Précepte fameux, souvent cité dans les Planches ; mais aussi bien obscur. Je ne connais pas suffisamment l’oeuvre du Frère Goethe pour m’avancer avec rigueur dans la traduction philosophique de cet adage assez énigmatique. Mais Goethe fréquenta le salon mondain de la mère de Schopenhauer. Et ce dernier fut l’un des tout premiers philosophes européens à s’intéresser à la pensée indienne, hindouiste et bouddhiste. Il avait une statue de Bouddha sur sa cheminée. Les relations entre les deux hommes furent plutôt orageuses. Schopenhauer était acariâtre ; Goethe était hautain. Mais leur rivalité intellectuelle – sur fond de jalousie par rapport à madame mère – est peut-être à l’origine de l’une des premières occurrences de la philosophie du Véhicule et des Upanishads dans l’oeuvre d’un Frère.

  9. L’idée de “pleine conscience” m’intrigue. Passé l’agacement de la référence bouddhiste – trop à la mode chez les petits bourgeois bobos pour ne pas être suspecte – je m’interroge sur la force d’attrait de cette notion. Généralement, on finit par nous dire qu’elle recèle la grande vacuité. Mais on précise illico qu’il ne s’agit pas d’un vide qui serait négatif et creux. C’est une plénitude mentale et physique, faite de sensations ineffables et de calme sans nom. Je crois que cette idée de calme nous attire beaucoup, nous occidentaux névrosés par notre agitation parfois brutale. Mais pourquoi aller chercher en Asie ce qu’Épicure ou les stoïciens avaient déjà décrit avec les concepts d’ataraxie et d’aponie ? N’est-ce pas aussi peu ou prou l’idée de Joie majuscule des chrétiens ; et des Maçons ?
    Dans la vidéo, il est aussi question de la “pleine conscience “ en faisant la vaisselle ! Je n’invente rien. Smal is beautifull. Les petits gestes peuvent être grands quand on se concentre dessus. Tout ce cinéma pseudo philosophique pour en arriver là ? C’est un truc de malade, le baratin du docteur André. Je tiens à respecter les uns et les autres. Mais je me demande si, dans cette expression “pleine conscience”, notre attention ne devrait pas plutôt s’attarder sur le fantasme que dissimule l’adjectif nominatif “plein”. On retrouve l’obsession psychologique classique de l’Absolu. Pourquoi la conscience de l’homme – contrairement à celle de mon chat – ne semble-t-elle pas pouvoir se passer d’exprimer ce désir de complétude, quand bien même notre esprit sait – dans le mouvement même de cette interrogation – que cela est impossible ?

  10. Peut-être hors sujet, mais ces échanges m’amènent à penser à l’essence et l’existence.

  11. Chers amis FM,
    Je ne suis pas (encore) un de vos Frères mais je souhaiterais vous faire part de mon étonnement par rapport à certains avis que je lis sur cette page.
    Mes réflexions ne se veulent absolument pas avoir une valeur d’autorité mais ont pour but de susciter un questionnement. Nous avons tous (moi y compris) toujours tendance à attribuer des qualités et/ou des défauts à chaque chose dans la vie et à croire qu’il s’agit là de caractéristiques/qualités réelles et définitives(ceci est beau ou laid, bien ou mal, ce type de pensée est La pensée…). Mais comme le dit si bien un verset du Canon Bouddhiste: « Pour l’amoureux, une jolie femme est un objet de désir; pour l’ermite , un sujet de distraction ; et pour le loup un bon repas. »
    Nous sommes tous et toutes dirigés par notre « ego », le « moi » qui n’est finalement qu’un concept à qui nous avons attribué des qualités (souvent) et des défauts (moins souvent) singulières, permanentes ainsi qu’autonomes alors que tout, en nous et autour de nous, est en perpétuel changement (notre environnement, nos rencontres et donc nos expériences de la vie). Nous faisons également le constat que le « moi » est vulnérable ce qui nous amène à éprouver des sentiments d’attirance ou d’aversion pour tout ce qui réconforte ou menace notre »ego ». De ces sentiments d’attirance et d’aversion (nos a-priori sur les choses, sur les gens, « ..il faut laisser ses métaux… ») découle une série d’émotions positives ou négatives: un simple sourire lui fera plaisir , un froncement de sourcil le contrariera. Il est toujours là, prêt à être blessé ou gratifié… Lorsque notre ego prédomine, l’esprit est comme un oiseau qui se heurte constamment à un mur invisible, celui de la croyance en l’ego, rétrécissant notre univers et l’enfermant dans ses étroites limites. Décontenancé, étourdi par ce mur, il ne sait comment le traverser. Mais ce mur est invisible, car il n’a pas d’existence véritable. Cependant , il reste mur tant qu’il fragmente notre monde intérieur et contient le flot de notre altruisme et de notre joie de vivre… » (Matthieu Ricard, Plaidoyer pour le bonheur, Pocket évolution)
    La démarche du méditant est humble car il sait qu’il a beaucoup de route à faire(tout comme l’apprenti, qui doit d’abord respecter le silence, travailler sur lui-même), cette humilité n’est aucunement une faiblesse (l’apprenti se tait mais n’est pas sensé se laisser manipuler) au contraire elle favorise la force de caractère car l’humble n’a rien à perdre , ni à gagner.
    Permettez-moi un autre adage Tibétain: « L’humilité est comme la coupe posée à même le sol , prête à recevoir la pluie des qualités. » A l’inverse ,:  » L’eau des qualités ne demeure pas sur le rocher de l’orgueil ». Cette démarche est longue et difficile, elle nécessite un effort sur soi-même, une pratique régulière et assidue. N’est-ce pas également un point commun avec celle du FM qu’il soit apprenti, compagnon, maître ou d’un grade plus élevé? Et tout comme les FM se réjouissent de la venue d’un nouvel apprenti et se rappellent à cette occasion que la route est longue et parsemée d’embuches, l’humble ne sait qu’une seule chose : il ne sait rien.
    Lorsque l’on est heureux , le sentiment de l’importance de soi diminue, on est plus ouvert aux autres. Là, est la recherche , le travail sur soi-même, (le fil à plomb du FM, non?), nous recherchons à découvrir nos émotions positives et ce qui les favorise, à découvrir ce qui favorisent nos émotions négatives. Cela fait, même si ce n’est qu’un timide balbutiement , il nous faudra encore promouvoir la quête de ce qui favorise les émotions positives tels des jardiniers qui savent que sélectionner les bonnes graines, les arroser régulièrement et leur donner de l’engrais , renforcera la croissance des bonnes plantes, les rendra plus résistantes aux nuisibles et aux intempéries, et limitera la croissance des mauvaises herbes. Lorsque l’on sème un champ de blé, le but est de récolter du grain, cela demande des efforts, mais on obtient en même temps, et sans effort particulier, la paille et le son, disent les bouddhistes.
    Le FM ne veut pas convaincre les profanes mais par son exemple, par son travail sur lui-même, il espère (comme le méditant…) « influencer » positivement le monde dans le sens de plus de bonheur pour le monde ,le bonheur dans le sens de ce qui améliore le bien-être des autres, dans le sens de la chaleur du soleil qui réchauffe la terre, favorise la croissance des êtres vivants (homme, animaux , végétaux) par sa lumière et sa chaleur ou encore comme la lune qui va pouvoir montrer la route dans la nuit noire et permettre au pèlerin de ne pas se perdre et attendant le retour du jour. Tout ce qui est est blanc n’est pas obligatoirement bien et , tout ce qui est noir n’est pas obligatoirement mauvais. Frapper quelqu’un n’est pas un acte positif mais frapper un bandit pour l’empêcher d’agresser une personne plus faible devient un acte utile et donc positif…
    Je ne suis qu’un modeste profane qui, ne connaissant pas la FM et ne voulant pas se contenter de propos colportés sur la FM, a entrepris quelques lectures sur la FM et qui, suite à celles-ci, réfléchi à l’idée de frapper à la porte du temple.
    Je ne suis pas non plus Bouddhiste (j’ai une éducation catholique) mais j’essaie d’appliquer la même démarche vis à vis de cette approche de la vie, différente de notre conception occidentale (le compas n’est-il pas aussi un symbole d’ouverture d’esprit) mais au minimum interpellante.
    Tout comme la démarche FM, cette démarche Bouddhiste de la recherche de la pleine conscience (le caractère religieux n’a aucune importance), requière un travail honnête et assidu, par moment (souvent) difficile sur soi afin de s’améliorer et par là même rayonner ensuite autour de soi.
    A l’opposé, suivre une simple mode ne demande aucun effort, aucun travail, mais ne procure qu’un plaisir immédiat et toujours transitoire car les modes changent vite.
    Ces quelques lignes, sont inspirées par les lectures des livres de Matthieu Ricard, Thich Nhat Hanh , sa Sainteté le Dalaï-Lama et une fois de plus ne se veulent ni être un plaidoyer , ni un avis formel, juste une base de réflexion avec ses limites et ses insuffisances.
    La « non-connaissance » est la source de bien des fléaux , c’est pourquoi la recherche (si modeste soit-elle) de la Connaissance permet de réduire le monde de l’ignorance et de rapprocher ce qui parait au premier regard diamétralement opposé.
    Benoît

  12. Bonjour @Anonymous-Benoît !
    “[…] l’humble ne sait qu’une seule chose : il ne sait rien.” Socrate nous l’a dit.
    Cordialement. Et bonne chance si tu choisis de nous rejoindre.

    • Socrate (-470 à -399 av. J-C), Grèce.
      Siddhārtha Gautama (623-543 av. J.-C. selon la tradition theravada ; 563-483 av. J.-C. selon la majorité des spécialistes du début du XXe siècle3, beaucoup au début du XXIe siècle envisageant un parinirvāṇa (mort du Bouddha) entre 420 et 380 av. J.-C), Népal.
      Deux hommes, deux époques , deux civilisations, pas de téléphone ou d’internet et pourtant des points communs.
      Le corps, malgré la diversité des membres et de ses organes est protégé comme un être unique; il doit en être ainsi de ce monde où les êtres divers, qu’ils soient dans la douleur ou la joie ont en commun avec nous le désir de bonheur. Et pour se faire les bouddhistes, pensent que la recherche de l’Homme consiste , plutôt que d’essayer vainement de blanchir un morceau de charbon, à mettre au jour et nettoyer la pépite d’or qui se cache en chacun de nous pour en faire ressortir l’éclat., assez proche encore du « VITRIOL » des FM.
      Loin de moi l’idée de penser que les deux approches sont les mêmes, elles ont des approches différentes mais ont indubitablement un objectif identique, s’améliorer afin de participer à l’amélioration de l’Homme.
      Cordialement
      Benoît

  13. Je suis entrain de lire le livre de Christophe André . C’est très difficile pour moi car dans ma vie je zappe continuellement et je voudrais évoluer dans le sens de la pleine conscience. Je ne me sens petite bourgeoise bobo et ce terme de libero

  14. Me choque . Mes expériences en FM n’ont pas été concluante. J’aurais été très heureuse d’éprouver l’egregore, si l’on peut dire cela

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