La promesse de l’Ange / Frederic Lenoir et Violette Cabesos

Johanna, jeune archéologue d’une petite trentaine d’années, ne jure que par son amour de la pierre romane qu’elle fouille inlassablement à Cluny. Amante du directeur de l’archéologie au Ministère de la Culture, celui-ci l’emmène en weekend romantique au Mont-Saint-Michel. Il est loin de se douter que cette visite suscitera la panique chez la jeune femme terrorisée par un rêve qu’elle y fit lors de son unique visite à l’âge de 7 ans. Mais l’effroi dissipé, le Mont, ce rocher vivant et mystique à la longue et intrigante histoire, appellera la jeune cartésienne afin qu’elle en découvre le plus ancestral secret.
Frédéric Lenoir et Violette Cabesos nous promènent, dans un aller-retour constant entre le XIe siècle et aujourd’hui. Au-delà de l’espace que partagent ces deux périodes, le lecteur est invité à prendre connaissance d’autres liens plus subtils mêlant les deux histoires qui, à l’inverse des parallèles qui ne se croisent jamais, finiront par s’entremêler en une seule. Car en effet, le récit médiéval de la construction de l’abbaye par des moines bâtisseurs et le second récit contemporain de cette archéologue sont liés. Et cela ne reste pas un secret bien longtemps.
Avec une érudition incroyable qui n’entre cependant pas en conflit avec l’aspect littéraire de cet épais ouvrage (plus de 620 pages pour la version Poche, quand même !), les deux auteurs réussissent à nous passionner (je pèse mes mots) pour cette montagne sacrée à l’histoire aussi dense qu’intense. Après l’avoir refermé, on se surprend même à envisager de prendre sa voiture sur le champ pour bénéficier des visites guidées des guides-conférenciers du Mont, et ainsi prolonger l’histoire en visitant physiquement les lieux qui nous ont accompagnés pendant ces longues heures de lecture… L’ambiance du vieux monastère bénédictin est retranscrite avec minutie, ce qui la rend des plus convaincantes. Seul bémol, le lecteur devine l’intrigue du roman bien avant qu’elle lui soit révélée par le dénouement. Le petit sursaut final viendra cependant le consoler de cette petite déception.
Je pense que j’attendrai la sortie en livre de Poche du nouveau volet de la jeune archéologue, La Parole perdue qui se tient dans le décor de la basilique de Vézelay, pour me jeter dessus. Après l’épisode malencontreux de L’Âme du monde de Frédéric Lenoir également, me voilà réconcilié avec sa plume.

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2 réponses

  1. J’ai lu ce bouquin, il y a quelques temps, avec d’autant plus de plaisir que je vis à 25km du Mont Saint Michel.
    J’ai bien aimé mais je dois avouer, à ma grande honte, que je n’en ai pas un souvenir très précis.

  2. Je te le rappellerai 😉

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