Peut-on trop lire ?

Voici une question que j’avais envie de vous poser.
On dit souvent qu’il ne faut pas « trop » lire, notamment éviter de lire des choses sur les degrés qui ne nous concernent pas, afin de ne pas se gacher la surprise, et garder l’evolution dans le travail nécessaire à la bonne compréhension et à un bon apprentissage.
Je conçois tout à fait qu’il faille ne pas sauter d’etapes, car comme dans toutes les disciplines artistiques ou intellectuelles, il faut avancer progressivement afin d’aquerir des bases solides.

Au delà de cet aspect, si l’on choisit ses lectures de façon à toujours rester dans son grade, peut-on « trop » lire, ou bien pouvons nous nous permettre de s’abreuver d’ouvrages jusqu’à plus soif ?
Il y a tellement de choses passionnantes à connaitre autours des mythes, des différents courants, du symbolisme, meme au grade d’apprenti, que l’on peut reellement décortiquer un grand nombre d’auteurs ; il y a egalement le rituel, son analyse, les differents points de vue de pleins sur les memes questions, bref, cela est sans fin.

Qu’en pensez vous ?

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Catégories :Actualités

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21 réponses

  1. Le second surveillant m’a fait la meme remarque, au point de ne me conseiller aucune lecture!

  2. En restant dans son degré 🙂 je pense qu’il n’y a pas de limite. Je trouve par contre dommage de s’informer sur les cérémonies de passage de degré avant de les vivre

  3. Pour ma part, les livres que j’ai pu parcourir ne dévoilaient que peu d’information sur la vie en loge (rituel, passage de grade …). Mes amis maçons m’avaient bien guidé et expliqué que découvrir dans les livres risquerait de me décevoir lors des cérémonies, m’étant fait un cinéma de ce que je ne connaissais pas. Aujourd’hui, je les en remercie, car il faut vivre la cérémonie pour l’apprécier ; les lire ne m’aurait pas aidé et je les aurai imaginés autrement.
    Avant de choisir un livre, il est préférable de demander à son surveillant (ou aux autres maîtres) voire au libraire s’il est spécialisé (et souvent, maître lui-même). De toute façon, je lis peu, seulement si un résumé m’interpelle ou que j’ai un questionnement sur le sujet, mais … de plus en plus de questions me titillent … 😉

  4. Voici une bonne question, cher Guizmo. 😉

    Personnellement, je suis une fan inconditionnelle de la lecture et des livres. Cependant, lire demande une forme d’auto-apprentissage pour éviter de les prendre pour paroles d’évangile et les aborder avec une saine curiosité et un esprit critique un peu affûté, car il y a parfois une lecture à plusieurs degrés.

    Dans le cadre de la Franc-maçonnerie, il y a trois écoles de 2nd Surveillants : ceux qui préconisent la lecture de certains livres choisis pas eux, ceux qui déconseillent de lire, ceux qui laissent le libre choix. Je pense que le 2nd Surveillant « parfait » serait celui qui module les trois écoles selon la personnalité de l’Apprenti.

    En ce qui me concerne, en règle générale (il pouvait y avoir des exceptions) je demandais aux Apprentis de se contenter du rituel et de laisser les livres maçonniques de côté pour éviter le formatage. Je demandais avant tout une approche très personnelle de la symbolique, le symbole ayant de multiples facettes et ne pouvant se laisser figer dans une interprétation unique.
    D’ailleurs, il n’y a qu’à voir deux résultats opposés de la lecture d’un livre maçonnique selon la personne : l’un pense avoir tout compris et parade avec une culture maçonnique artificielle, l’autre pense n’avoir rien compris et culpabilise. Il y a un troisième type de personne qui, sagement, refermera le livre en se disant « quand je serai plus avancé, je reprendrai la lecture ».

    Ceci dit, OUI pour lire tous les livres traitant de mythologie, de cultures, de traditions, de philosophie, de psychologie, d’histoire, des sciences, des arts, etc… sans oublier les poètes, les romanciers qui manipulent la langue français comme un musicien joue de son instrument.

    Bonne journée.

  5. J’avoue être un peu comme toi et avoir une envie de dévorer de nombreuses lectures depuis mon initiation, en passant par les philosophes grecs, les grands textes sacrés, les livres purement maçonniques (rituels, symbolisme)…Néanmoins, le cadre que je me suis fixé est le suivant:
    – j’essaie de rester dans les lectures du grade (C.°. en ce qui me concerne) non pas pour « respecter la règle », mais plutôt pour préserver les découvertes futures, faire confiance à une méthode tri-centenaire et progresser sereinement
    – je tente de canaliser cet appétit de connaissance sur des sujets aussi divers pour éviter de partir dans tous les sens et au final, me retrouver avec la quantité, mais pas la qualité
    – je suis persuadé que la démarche maçonnique est itérative, progressive et que la suite du parcours sera un approfondissement de l’ensemble des notions vues aux premiers grades; et qu’il reste donc du temps pour lire et approfondir l’ensemble des domaines qui nous apparaissent nouveaux et aiguisent donc notre soif de savoir actuelle. Dans notre temple il y a des marches et des degrés, et je suis persuadé que cela nous aide à planifier et préparer notre progression.
    – La maçonnerie est une démarche personnelle qui se réalise surtout en loge dans une tradition orale, je suis convaincu que certains FF lisent beaucoup, d’autres moins, mais l’important est que chacun trouve sa place. Il n’y a pas de dogme, chacun construit son itinéraire pour sa propre réalisation.
    – Enfin, je garde un place importante pour la littérature classique et contemporaine

    J’en profite car c’est ma première contribution sur ce blog: très belle initiative et belle réalisation ! (si possible, contacte moi par email)

  6. Sans avoir commencé le processus (j’en suis au début), j’ai vite appris à ne pas chercher à trop lire sur des descriptions, des analyses, etc …
    J’ai un peu trop ingurgité lors de mes débuts de recherche, et je l’ai regretté assez rapidement.
    Je suppose que c’est pareil par la suite finalement 🙂
    Par contre, pour ce qui est de lecture de classiques ou sur des sujets qui nous intéresse (de part notre travail notamment) … il faut juste lire à son rythme et selon ses envies (qui évoluent) – comme le dit Irène en conclusion.

  7. Ce n’est pas parce que je suis un des éditeursmaçonniques que j’écris celà, mais je considère d’une façon générale que les FF et SS sont souvent tres ignorants de la f-m, son histoire, sa symbiolique, ses rites , etc. Celà me semble d’autant plus grave que la F-M est censée être une voie initiatique d’accès à la sagesse par le biais de la connaissance . Certes , je ne confonds pas la connaissance et le savoir mais le savoir est une des voies privilégiées d’accès à la connaissance. Un ancien grand-maitre disait , en forme de boutade :  » Les F-M sont censés ne savoir ni lire ni écrire , j’en connais même qui ne savent ni lire, ni lire ».
    Je considère que l’on confond deux choses:
    – que l’on pense qu’il est inutile de lire la symbolique des grades que l’on n’a pas, j’en suis d’accord , parce que l’approche intellectuelle préalable empêche le ressenti des initiations succéssives. Soit!
    – que l’on pense qu’il est inutile de lire des ouvrages généraux sur l’histoire, les rites, leur symbolique est , de mon point de vue, le fait d’ignorants ( malheureusement , je connais des ignorants au 30 ième degré du REAA ou au 4ième ordre du rite français) .
    Je trouve toujours grave, par exemple , que des frères ne comprennet pas pourquoi oswald wirth avait mis des lames de tarots dans ses ouvrages : celà lesempêche de comprendre que la symbolique de la f-m est basée sur la vision néo-platonicienne de l’univers – monde d’en haut, monde d’en bas)
    Alors donc, lisez, lisez , lisez, celà ne fera que vous parmettre de mieux comprendre le sens de votre propre ressenti initiatique ….
    Lisez, lisez, lisez , il en restera , forcément, quelque chose !

    • Merci,
      Je suis contente d’avoir lu votre message. Il me conforte dans ce que je pense et j’aurai été triste de comprendre que lire ne pouvait rien m’apporter.

  8. Bonjour,

    Tout le monde sait que les Francs-maçons ne sont pas bavards…. Comment voulez-vous qu’une personne en recherche fasse pour comprendre, pour connaître, les rites,les grades, les GM, les GMP, les FF etc…… etc….
    Pour moi, il faut lire et lire et essayer de comprendre. Je trouve aussi que des articles comme les votres , ceux d’autres personnes également, sont les bienvenus dans le coeur des hommes et des femmes qui voudraient aussi approcher la lumière.

  9. Peut-on trop lire ?

    L’auteur de la question semble penser que non… La question entraîne presque sa réponse…

    En tout cas, le conseil de « ne pas trop lire », voire ne rien lire du tout, reste une constante dans le monde maçonnique, face aux impétrants.

    Pur ma part, je n’en puis dire qu’une chose : c’est en lisant « La Franc-Maçonnerie » de Jean Palou en 1967 – ouvrage qui, magré ses qualités intrinsèques, n’est sans doute pas la meilleure clef introductive offerte aux profanes – que j’ai ressenti un enthousiasme pour la Franc-Maçonnerie, jusqu’à mon initiation une douzaine d’années plus tard.

    C’est ma propre expérience que je décris. Je ne puis affirmer qu’elle puisse compter pour d’autres.

    Charles Saint-André

  10. Peut-on trop lire ?

    L’auteur de la question semble penser que non… La question entraîne presque sa réponse…

    En tout cas, le conseil de « ne pas trop lire », voire ne rien lire du tout, reste une constante dans le monde maçonnique, face aux impétrants.

    Pour ma part, je n’en puis dire qu’une chose : c’est en lisant « La Franc-Maçonnerie » de Jean Palou en 1967 – ouvrage qui, malgré ses qualités intrinsèques, n’est sans doute pas la meilleure clef introductive offerte aux profanes – que j’ai ressenti un enthousiasme pour la Franc-Maçonnerie, jusqu’à mon initiation une douzaine d’années plus tard.

    C’est ma propre expérience que je décris. Je ne puis affirmer qu’elle puisse compter pour d’autres.

    Charles Saint-André

  11. trop lire ?
    Curieuse question. Comment pourrait-on trop lire ? trop chercher ? trop vouloir connaître ?
    La question serait peut-être plutôt, que lire ? Et aussi quand lire ? Et quand lire quoi ?

    Vouloir tout connaitre des grades avant de les avoir atteint est bien évidemment une erreur mais, à part ça, pourquoi se priver de découvrir ?

  12. Bonne question, en effet…qui me rappelle des souvenirs….
    Car malgré les mises en garde de certain(e)s ,j’ai dévoré tout ce qui me tombait sous la main pendant les années d’attente, mais sans jamais risquer de déflorer les cérémonies ou sauter les étapes; j’ai sagement scotché les pages 2e et 3e degrés du Mainguy qu’on m’a offert pour mon initiation.
    Aujourd’hui, je prends plaisir à relire ce que j’ai lu , avec un tout autre regard. Comme les « her back » qui me furent conseillés…
    Les Surveillants qui sont proches de leurs apprentis savent qu’il ne faut pas brider la saine curiosité, mais la guider et la nourrir. A moins d’avoir peur ?
    Lire les livres de l’Apprenti de X Y ou Z permet de ne pas s’enfermer dans une pensée unique mais construire sa propre pensée.
    En tout cas je continue de lire beaucoup, et ça me convient.Et bien sûr tout ce qui touche aux mythes , cultures philosophies aussi.

  13. J’ai aussi eu droit à ce conseil : éviter les bouquins ; ne pas tomber dans le piège “intellectuel” de la culture livresque, et patati et patata. Il ne faut pas lire : il faut ressentir ! Se méfier de la raison ; se confier à ses émotions. Et quand tu présentes une planche, surtout pas de citations ; il faut que “ça sorte des tripes”, et patata et patati. On nous prend parfois pour des demeurés. Évidemment que le pédantisme est à proscrire. Mais qui nous fera gober la niaiserie que le progrès humain peut se passer de connaissances rationnelles, d’une culture solide et construite au prix de la sueur, d’une réflexion bâtie sur la vieille “disputatio” des arguments élaborés ? C’est vrai que la lecture des rituels de l’initiation à laquelle on est destiné est à proscrire. Car là, il faut “jouer le jeu” comme disait le Frère Félix Éboué. L’initiation n’est guère rationnelle ; elle est d’abord émotionnelle. Mais en dehors de cela – qui nous définit car sans initiation pas de Maçonnerie – haut la raison autant que haut les coeurs. Et donc, vive la lecture libre et sans entrave.

  14. A propos des citations, parfois trop nombreuses dans les planches il me semble que le problème n’est pas tant les citations en elles-même que l’abus de citations de la pensée d’autrui.
    Je crois que le travail d’un maçon, c’est d’apprendre à penser par lui-même.
    Pour se forger cette pensée personnelle, la pensée d’autrui est importante et il est intéressant de savoir ce que pense tel ou tel de tel sujet.
    Le danger, c’est de faire un catalogue de la pensée de philosophes

    • Oups, j’ai fait une mauvaise manip et mon message est paru alors que j’étais en train de l’écrire.
      Je continue donc.

      Le danger c’est de faire un catalogue de la pensée de philosophes aussi divers que variés et d’en oublier de clarifier sa propre pensée.
      Ce qui me semble important dans une planche, ce n’est ni la pensée d’Aristote ni celle de Jules Boucher, même si ces pensées peuvent éclairer le sujet, c’est la pensée de celui qui parle, en ce moment, en ce lieu particulier qu’est le Temple.

  15. Peut-on trop lire ? NON
    Peut-on mal lire ? OUI

    C’était ma synthèse du jour et je repars faire les cartons de livres pour mon déménagement.

  16. En ce qui me concerne je lis de tout, sauf du symbolisme maçonnique, je n’y vois aucun interet en tant que cherchant.

  17. @Clio
    Mal lire, en ce qui me concerne, est lire sans plaisir en se forçant, pour accumuler.
    Bien lire, est être en symbiose avec la lecture du moment en gardant son esprit critique.
    Je suis toujours dans les cartons et ce n’est pas fini, mais cela permet de faire du tri dans sa tête.
    Je ne vais pas trop loin, une cinquante de kms, mais je réintègre la ville et j’abandonne ma campagne.
    Il y a des choix à faire, et j’ai choisi de me rapprocher de tous ceux qui me sont proches sur plusieurs plans.

  18. Je suis une dévoreuse de livres. Il faut dire que cela a été ma formation universitaire puis mon métier. Je ne peux dire si c’est la raison mais j’ai déjà démissionné 2 fois car je finissais par m’ennuyer et trouver que tout était trop lent. Ma dernière vénérable a. Conclu que je ne comprenais rien à la franc maçonnerie . Pour moi c’est un peu court car les différentes loges dans lesquelles je suis allée avaient des rites et des objectifs tellement différents qu’il faut bien tout décoder .
    Enfin, je suis peut être une inapte à cette forme de spiritualité et il faut que je me contente d’essayer de comprendre ceux qui comprennent,et cela en lisant les livres….

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