A quoi sert une planche ?

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Claude, dans son dernier commentaire sur un autre article pose une question très intéressante : à quoi sert une planche ?

J’ai décidé de consacrer un article à cette question, qui mérite je pense qu’on s’y attarde. Aussi, empli d’une paresse sans pareille, je me permets de simplement recopier le commentaire de Claude pour vous proposer cette réflexion :

La question que personne ne semble se poser, ni ici ni en loge est : à quoi sert une planche ?
Pourquoi fait-on des planches ? ( Il existe d’ailleurs des rites, comme Emulation, où les planches n’existent pas.)
Je crois que les planches servent, d’abord, à aider celui qui les fait à avancer, et ensuite, à aider les autres membres de la loge à l’accompagner et à avancer, eux aussi.
J’ai entendu des dizaines de planches pleines de citation et de références, qui me semblaient davantage faites pour montrer combien le conférencier était cultivé que pour faire avance quoi que ce soit.
Ce désir de briller m’a toujours semblé presque indécent.
Au Rite Opératif de Salomon les planches sont toujours orales, jamais écrites. C’est peut-être un bon moyen d’éviter cet écueil.

Merci Claude !

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Catégories :Actualités

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17 réponses

  1. Une planche si elle n’est faite que de copier collé n’a aucune valeur pour celui qui l’écoute comme pour celui qui la écrite.
    Une planche doit venir de l’intérieur, c’est un cadeau que l’on fait et c’est en même temps une partie de soi que l’on dévoile.
    C’est à cette condition selon moi que l’on peut progresser.
    après qu’elle soi orales ou écrite n’st pas le plus important à mon sens, il n’est pas à la porté de tout le monde d’être un grand orateur, certain on besoin d’un support pour s’exprimer.

  2. Un président d’atelier de ma connaissance me faisait part l’autre jour de l’apparition de wikiplanches ou planches faites de copier-coller de wikipédia. Ce me semble une dérive de ce qui devrait être un moment de partarge de son ressenti ou son expérience sur un sujet. Je crois également que c’est un cadeau que l’on fait mais aussi que l’on reçoit par les interventions et les commentaires. Si c’est un moment qui ne sert qu’à satisfaire l’ego de certains alors effectivement nous n’en avons pas besoin, mais s’il provoque l’égrégore et permet la progression alors j’ai reçu mon salaire. Pour ce qui est de la forme je crois que c’est un autre débat, nous ne sommes pas égaux devant la prise de parole et l’aide d’une feuille de papier peut etre très précieuse pour cacher les tremblements….

  3. Je rejoins willyloge dans son commentaire, le danger de l’exercice de la planche est la dérive intellectualiste qui donne la primauté à la demonstration de savoir. Pour moi la planche est un outil qui permet à un moment donné de faire le point sur son cheminement, partager ses questionnements, transmettre aux autres les fruits d’un vécu initiatique dans le temple et en dehors de celui ci.

  4. La planche est le point d’orgue de la tenue ( REAA ) , le premier bénéficiaire et parfois le seul , est l’intervenant lui même ; mais quel bénéfice ! Surtout si le temps de préparation a été long ( 3 mois ) et si sa lecture ( lente ) a généré de nombreuses réactions …

  5. Pour moi, la Planche est un partage qui vient du coeur. Ce que j’ai écrit jusqu’à ce jour est toujours très peu documenté puisque très personnel. J’évite trop de citations, car je le vois fréquemment, les citations « lancées » à qui veut bien les entendre sont souvent sorties de leurs propres contextes et, dans le cas d’auteurs passés à l’Or.’. éternel, on ne sait pas toujours ce qu’ils voulaient exprimer réellement. On prend peut-être des citations anciennes pour du pain « béni » alors que l’auteur l’avait exprimé ironiquement ?

    Sans tomber dans le nombrilisme ou l’égocentrisme, je pense que l’on peut parler simplement de soi, de ses expériences, qu’elles soient profanes ou Maçonniques et partager, simplement partager, sans idée d’en retirer des reconnaissances particulières autre que le plaisir de donner et par la même occasion, de dégrossir/polir sa pierre.

    Parler de soi, c’est quelque part savoir s’assumer, assumer son propos, sa vie, ses idées. Avec, en Maçonnerie peut-être plus encore qu’ailleurs, la paix de savoir écouté et respecté, qu’importe le sens de nos idées.

    Bien sûr, la Planche peut être sur un sujet plus technique, moins liée à l’être. Tant qu’elle est sincère, qu’elle vient du coeur. Pas besoin de compétition, pas besoin de comparer son écrit à l’écrit du précédent F.’. « plancheur ». Pas besoin de vouloir « briller »… Pour moi, l’important est ailleurs…

  6. merci je fais passer a mes CC:. et a mes APP:.APP:.
    jluck

  7. Travaillant au ROS je confirme les propos de Claude.

  8. Je travaille aussi au ROS. A ce rite, la planche est d’abord une construction collective dont le propos introductif est imposé à l’un des membres de la loge (on ne choisit pas son sujet au ROS). Ce rite considère que ce propos introductif à la planche collective doit être oral, sans support écrit. L’usage veut qu’il n’excède pas les 10 ou 15 minutes (puisqu’il est introductif) afin que la parole circule (et que l’action collective soit possible). De cette manière sont évités les ronflements, les monopolisations de la parole, les envolées lyriques et les citations érudites (qui sont souvent difficilement apprises par cœur par nos FF et SS). Voilà, ça, c’est une définition assez objective (tout en gardant à l’esprit que c’est la mienne). Quant à ce qu’elle représente, maintenant, là, je crois que c’est chaque maçon qui pourra le dire ; il n’y a à mon avis pas de réponse unique.

  9. j’ai eu l’occasion de voir une planche nous parler d’un artiste dont les liens ténus avec la franc-maçonnerie étaient le prétexte de présenter un travail sur sa vie et son oeuvre. Quelques timides interprétations nous renvoyaient au symbolisme, mais vraiment pas de réveiller les colonnes. Et pourtant, le travail était fouillé, bien structuré, richement documenté mais, à mon point de vue, n’avait rien à faire en loge. Il ne m’a rien apporté sur le plan maçonnique, juste sur le plan culturel, alors que ce que j’attends lors d’une tenue c’est des outils pour parfaire mon parcourt et me faire réfléchir. Aucune question n’a été posée et il n’y a donc pas eu de débat.
    C’est un cas rare, les autres planches entendues étaient plus nutritives 😉 même si certaines rejoignent le propos du dessin de cette semaine.

    • Je voudrais faire un commentaire à propos des planches orales qui sont faites au ROS.
      Souvent on considère que cette manière de plancher, sans note, défavorise ceux qui ne sont pas à l’aise à l’oral, c’est une opinion qui a été défendue ici même, un peu plus haut et qui semble tout à fait logique, pour qui n’a pas la pratique de ce genre de planches.
      L’avantage de cette façon de travailler, c’est que tout ce que dit celui qui planche est intégré. Pas de possibilités de se référer à des choses que l’on n’a pas ou mal comprises. Tout ce qui est dit vient intégralement de celui qui planche.

  10. Cela doit donner du travail au secrétaire… J’aimerais beaucoup assister à une tenue au ROS.

  11. Je sais ! Et j’espère bien pouvoir répondre à l’invitation un jour !

  12. Chez nous aussi tu es invité mais c’est a Nice 😉

  13. Je tiens à remercier Guizmo et tout les participants à ce sujet que je trouve bien intéressant ! N’étant pas maçon je me faisais une idée très approximative sur cette notion de « planche » maintenant c’est plus clair ! Il est probable que si j’étais en loge je serais très tenté de faire une planche sur Carl Gustav Jung , projet certes assez vertigineux vu l’ampleur et la richesse ,la complexité de la perception , de la pensée de ce grand psychiatre !

  14. Odyseus m’a une fois encore ôté les mots de la bouche…
    Une planche, c’est pour moi faire le point sur mon chemin initiatique sur un sujet, un symbole, une phrase du rituel, ouvrir des pistes de réflexions, d’interrogations, et partager tout ça avec les membres de ma loge.
    A l’heure d’Internet, utile pour les recherches préliminaires, la voix du coeur reste la voie royale, elle doit être claire et nette, sans parasite .

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