Rencontre avec Alain Subrebost

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises d’Alain Subrebost, qui a publié plusieurs ouvrages sur la Franc-Maçonnerie, et qui a fait parler de lui récemment autour de l’idée de fonder un monastère maçonnique. Les réactions sur ce blog face à ce projet avaient été assez vives, aussi j’ai souhaité en savoir davantage et discuter un peu de sa vision et de sa pratique de la maçonnerie. Alain a très gentiment accepté mon invitation, et nous fait le plaisir aujourd’hui d’un interview exclusif pour De Midi à Minuit. Merci beaucoup !

 

1- Alain, peux tu nous rappeler quand tu es entre en maçonnerie, et qu’elle est ton obédience ?

Je suis entré en franc-maçonnerie il y a 17 ans. J’ai passé 13 ans à la GLNF…né et élevé au Rite français puis quelques années après j’ai participé à la fondation d’une loge au rite Émulation en anglais. J’ai démissionné ensuite pour quelques années pendant lesquelles j’ai travaillé sur la franc-maçonnerie, l’ésotérisme, le développement personnel, le tarot, l’alchimie sans pour autant oublier l’étude du socius, etc., pour revenir depuis 2-3 ans au REAA à la Grande Loge de France.


2- Qu’est ce qui t’as poussé à entrer en maçonnerie, et pourquoi cette obédience?

Ce qui m’a poussé ? Difficile de savoir exactement : le hasard, la nécessité, les synchronicités, le G.A.D.L’U., ma propre volonté, peut-être certains types de scenarii inconscients,  certainement la soif d’apprendre, de comprendre, de connaître, d’avancer, de progresser avec et par le partage, de ne pas rester sur une vision parcellaire et « monosubrebostienne » (sourire) de qui je suis.

Dans tous les cas, j’avais réellement le désir de m’éveiller !!

J’étais un passionné des mystères, des spiritualités, des religions et des ésotérismes et ce, depuis mon enfance, avant d’entrer en franc-maçonnerie mais j’étais seul… (J’étais un fan à l’époque de la collection J’ai Lu « rouge »,  ou des énigmes de l’univers de Laffont, comme des livres de Papus, Kardec, de Mircea Eliade et autres.)

Mais si faire un chemin seul a ses avantages, cela comporte aussi des risques principalement liés au fait que sa propre pensée se nourrit d’elle-même et tourne un peu en boucle… ce qui  peut entraîner l’apparition de  cette  impression d’avoir raison et l’autre tort, et peut induire de devenir prisonnier de ses propres conceptions, théories, et, in fine, souvent de devenir un véritable orthodoxe de sa propre pensée, de se croire au dessus de la mêlée, de détenir la vérité ultime et donc de se perdre tout en pensant avoir trouvé !

Quant à l’obédience,  La vie a décidé pour moi…Je me suis laissé complètement aller à suivre ce que la vie me proposait et c’était à l’époque la GLNF.

Il est vrai que cela me  fut quand même difficile d’y entrer à cause de ses landmarks, de sa règle en 12 points qui pour moi n’offraient déjà pas la latitude nécessaire à libération de l’être. Il me semblait difficile à l’époque comme maintenant de concevoir que l’on pouvait se libérer en mettant avant toute chose des postulats, des filtres… Je m’en suis accommodé à l’époque avec moult tergiversations et compromis intérieurs car je voulais, au-delà des filtres obédientiels, parcourir la voie maçonnique.

NB : Cette réflexion s’applique aussi… à toutes le obédiences ou loges qui placent avant même le potentiel libérateur des symbole des postulats issus de  concepts sociétaux ou philosophiques ! Tout est symbole en maçonnerie dit-on… Mais s’il y a entrisme de dogme, de postulats… où se place le « tout symbole » ?

Tout ce qui est postulats et a priori dans la quête maçonnique/spirituelle est pour moi une pure aberration intellectuelle, un véritable  terrorisme et un forme de castration quant à la possibilité d’être le plus libre possible et d’avoir accès à toute la pleine dimension de l’incroyable diversité de sens qu’offre un symbole !


3- Que tires-tu de ces années passées sur les colonnes ?

Je suis d’un naturel assez sauvage et suis issu d’une famille plutôt dysfonctionnelle, ce qui fait que pour moi entrer en maçonnerie fût un moyen à la fois de recréer une relation avec la notion de famille et de poser et de transformer moult problématiques que je me traînais… J’ai donc gagné en capacité de pardon, d’ouverture, de lâcher-prise, etc. !

J’ai, par grand bonheur pu aussi transformer une certaine  arrogance intellectuelle de jeunesse en étonnement récurrent, continuel, devant les incroyables différences et diversités que notre humanité recèle. J’étais seul et je me suis trouvé» une famille de  « queste » ; cela m’a permis de relativiser mes connaissances, de les « remettre » à leurs justes places et valeurs, de me déstabiliser suffisamment pour que je puisse progressivement me mettre de plus en plus à nu, d’approcher de plus en plus de qui je suis…

Mais bon, je suis toujours un work in progress comme disent les anglophones !

Je suis « en chantier » et « enchanté »  de l’être !

4- Tu écris des livres ; comment arrives-tu à concilier cette ouverture vers le public, et l’engagement à garder secret ce qui concerne l’Ordre ?

Le secret est une vaste fumisterie depuis l’invention de la franc-maçonnerie… Trois jours après la création des premiers rituels… ils étaient copiés ici et là…

Quant à la dimension du serment lié au secret, il est très simple pour moi… Il est lié au fait de garder secret l’intime des mes frères et sœurs que je fréquente en loge. Il y a bien sur l’idée que l’initiation, qui est l’un de moment fort de notre pratique, n’a pas à être dévoilée de façon à ce que son principe soit le plus actif possible, le moins « pollué » par une connaissance intellectuelle préalable… Mais là encore, le fait de tout connaître sur la pomme, ne donnera pourtant aucune idée du goût qu’elle peut avoir… La franc-maçonnerie est affaire d’expérience… expérience sociétale, expérience relationnelle, expérience intime, psychologique, expérience spirituelle…

La connaissance ou le savoir ne sont au fond que des possibilités que la nature nous a offertes pour accomplir notre destin… Mais le savoir n’est pas tout… La franc-maçonnerie n’est pas qu’intellectuelle, heureusement…

De la même manière que je ne ferais pas un  coming out d’orientation sexuelle pour un ou une de mes frères/sœurs ou ami(e)s, je ne le ferais pas pour un F ou S dans le cadre maçonnique.

Il y a autre chose aussi qui est important pour moi, c’est le fait que le peu que j’ai pu apprendre, comprendre, est voué à la disparition, à la mort (comme tout dans l’univers) et donc il me semble utile et nécessaire d’entretenir la transmission d’outils de libération  pour les générations qui suivent, et ce d’autant plus que le monde dans lequel ces générations vont évoluer devient de plus en plus un ensemble de rouages à fabriquer du prêt-à penser, du prêt-a fonctionner s’éloignant de plus en plus d’un monde ou l’être et la liberté pourraient se manifester librement, sereinement. J’aime trop la liberté pour laisser les dogmes commerciaux, politiques ou religieux mettre sur le  monde les œillères qu’ils fabriquent consciemment depuis des siècles… et donc pour moi, tous  les moyens pouvant « redonner » l’être humain à l’être humain est à valoriser, à communiquer au plus grand nombre !

Je me verrais mal avoir en stock chez moi 3 tonnes de médicaments et ne pas en faire profiter le monde qui m’entoure !

5- Qu’est-ce qui t’as le plus étonné lorsque tu es entré en maçonnerie ?

Franchement… rien ne m’a étonné ; tout était pour moi cohérent et logique. Dès que je suis entré dans le cabinet de réflexion, tout pour moi avait un goût de déjà-vu, de « connu ». Je me sentais à l’aise, presque comme à la maison. C’était comme si je retrouvais enfin l’essence de ce qui me semblait « vrai » ou du moins une possibilité totalement libre d’accéder d’une manière directe à l’essence de ma nature, à l’essence de la vie, de notre univers, tout en répondant à mon désir d’amour, de fraternité.

J’ai adoré ce moment ! Je me suis senti à ma place ! Tout ce que j’avais pu lire prenait sens… Et un sens non plus seulement intellectuel mais vivant, sensible !


6- Qu’est-ce qui te fait rester ?

Le fait que je ne suis pas encore totalement éveillé et que des pans entier de ma personnalité sont encore à travailler afin que je puisse me débarrasser de certains de mes « paramètres »  inhibiteurs, douloureux, pour que je puisses acquérir une technique, une mise en place et l’établissement de mes qualités, afin de ne pas sombrer dans le gouffre de l’entropie que provoquent tous les systèmes fermés…. Comme peut l’être parfois l’esprit d’une personne isolée… Afin, et ce d’une manière plus idéaliste peut-être et fondamentale pour moi, de devenir à la fois le plus libre et le plus « Amour » possible.


7- Qu’est-ce qui te fera partir ?

Impossible pour moi de partir de la franc-maçonnerie : c’est un ensemble d’instruments de liberté et d’éveil qui est dans mon coeur !

Je porte avec moi, la loge, ses symboles et ses outils… Je peux recréer une loge mentalement ou réellement et me servir des outils et symboles  n’importe où, dans n’importe quelle situation car… Je suis la loge, les outils et les symboles.

La franc-maçonnerie n’est pas, et loin s’en faut, les obédiences et leurs errements… La franc-maçonnerie c’est nous et non pas les structures organisationnelles !


8- Où en est aujourd’hui ton projet de monastère maçonnique ? Que réponds-tu à tous tes détracteurs ?

Le projet parle à beaucoup de nos sœurs et frères en France mais commence aussi à intéresser nos S et F hispaniques, anglophones ou roumains.

Même des profanes qui aimeraient pouvoir se retirer dans un endroit non dogmatique dans lequel ils ou elles pourraient avoir le loisir de se « retrouver », d’être en contact avec eux-mêmes, avec le silence, tout comme celui de profiter d’une source de graines d’éveils non inféodées à qui que ce soit et non « inféodante ». Il est temps de montrer que la spiritualité est un chemin qui peut se pratiquer sans dogme… Donc sans religion…

Beaucoup de frères (principalement) butent sur le terme « monastère » qui renvoie aux monastères chrétiens… et donc par extension au dogme. Il n’en est rien… Ce terme signifie : rendre UN… ou être seul ; monos

Il faut simplement désengager ce mot des clichés dont nous sommes souvent prisonniers et revenir au sens premier. Ce projet est un beau projet car je pense qu’il permettrait de vivre sur du moyen ou long terme la pratique maçonnique et ses effets… Á la fois l’introspection, la transformation de nos personnalités et le « test » en « réel » des conséquences de notre transformation, des conséquences de notre travail intérieur.

Il est temps de nous séparer de l’idée de la franc-maçonnerie spéculative qui nous éloigne d’un ancrage au réel, en nous propulsant dans les volutes d’un intellectualisme aussi intéressant que vain, quand il s’agit de vie courante…

Il est, je crois, bien plus intéressant de vivre la fraternité, l’amour, que de penser la fraternité ou de penser l’amour…

Il est, je crois, bien plus intéressant de vivre sa vie que de la penser, de se transformer réellement en la plus belle version de soi que de conceptualiser sa possibilité de transformation…

On a beau parler toute l’année d’égalité, de fraternité, de liberté… Est-on capable d’être équanime, d’avoir une attitude égalitaire avec sa compagne, son compagnon, sa famille ?

Est-on réellement capable d’octroyer à l’autre la même liberté d’être, de penser, de vivre que l’on s’accorde à soi ? Etc.

On parle souvent de fraternité qui est une notion extrêmement forte de la relation humaine… qui signifie que l’autre est comme moi-même et implique des notions profondes de respect, de responsabilité liés à l’interdépendance naturelle des hommes entre eux,  mais est-on en capacité de l’appliquer au quotidien… avec notre famille, nos amis, nos collègues ?

Á  regarder et vivre parfois le monde qui nous entoure… J’en doute…

Le monastère maçonnique sera donc un lieu de retrouvailles avec soi… et avec les frères et sœurs autour d’une règle très simple que nous dicte notre pratique : apprentissage, méditation, introspection, recherche intérieure, compagnonnage, action, voyage, compréhension, différences, etc.

Quant aux détracteurs, je n’ai rien à dire de particulier !

J’apporte juste une pierre complémentaire qui correspond à la fois à notre pratique comme à des attentes légitimes d’avoir un véritable endroit de pratique dense, où la communauté maçonnique pourrait se retrouver enfin au-delà des clivages que nous voyons et endurons ici et là.

Je ne fais pas de débat. Si, des frères ou des soeurs ne voient pas l’intérêt d’un tel endroit c’est que ce n’est pas pour eux et c’est très bien ainsi… Car comme le dit la chanson et l’esprit de notre pratique : « Chacun sa route, chacun son chemin ».

J’ai proposé ce monastère ; j’ai planté une graine ; je fertilise et travaille la terre qui l’a reçue avec les petits moyens que j’ai… Advienne ce que devra advenir…

Certaines graines deviennent des fleurs d’autres pas… C’est ainsi !

Je suis entrain de mettre en place un site dédié au monastère tout comme à l’idée qu’autour du coeur de notre expérience maçonnique, il me semble plus qu’utile de créer pour les plus ancien(ne)s une maison de retraite maçonnique qui serait prise en charge par des maçons.

Et pourquoi pas créer, par la suite, une véritable communauté fraternelle de chercheurs, un véritable « village maçonnique » dans lequel le travail intérieur, l’éveil, la pratique seraient au cœur du fonctionnement d’un nouveau type de cité, non plus uniquement basé sur la course à l’avoir mais sur l’être…


9- Que penses-tu de toute la politique interobédiencielle, et le récent accord signé entre 4 obédiences dites spiritualistes ?

Je n’ose rappeler que le terme « obédience » signifier obéir et que cette simple remarque étymologique implique les notions de contrôle, de structure, et donc d’un formalisme sociétale particulier… Ce formalisme et l’orthodoxie des structures sont sous-tendus et  renforcés par les différents postulats et a priori que les obédiences ont adoptés lors de leur genèse. Ce fait historique et textuel sclérose les possibilités de « réunir ce qui est épars » puisque que, dés le départ, il y a une volonté structurelle d’ostracisme idéologique (ce qui est un comble en franc-maçonnerie !)

Tout ceux qui ont participé à la création d’une loge savent très bien que l’esprit dans lequel elle est « illuminé » détermine un empreinte spirituelle, psychique… Comme nous savons très bien que l’esprit du vénérable, des fondateurs, du collège, influence réellement l’égrégore, l’ambiance, le relationnel et les travaux qui y sont pratiqués… Il en est de même pour ces créations à grande échelle !

Je pense sincèrement que si un groupe, quel qu’il soit, loge ou obédience, se revendiquant de la franc-maçonnerie aborde la fraternité et l’unité, la reconnaissance d’un frère ou d’une sœur sur la base et le joug de postulats idéologiques, il ne répond plus au but « unificateur » de notre vieille confrérie, tout comme à la pratique symbolique qui la sous-tend !

Il n’est alors que le porteur d’une « idéologie maçonnique », ce qui est pour moi un non-sens !

Si les tentatives de réunions des obédiences sont issues d’une volonté de conserver des temples en activité ou lié à la gestion du patrimoine mobilier, ou à une quelconque idée de gain numérique pouvant exister, ces  alliances économiques n’auront hélas  pas le goût de l’unité interobédiencielle que l’on est tous en droit d’attendre d’une fraternité initiatique où l’être importe plus que l’avoir…

Les efforts faits pour unifier sont à continuer et à intensifier… Mais ils doivent se conjuguer avec les principes symboliques et unificateurs qui sont les nôtres et non sur des postulats idéologiques issus soit de la pensée rationaliste de l’ère pré-industrielle ou de ceux issus des fondements spirituels voire religieux de notre humanité, soit des visions essentialisantes dont on peut retrouver des traces dans les Constitutions d’Anderson, soit sur des postures « expansionnistes ». Il ne faut pas confondre la circonférence du cercle avec son centre… Et le centre c’est l’être !

Tout part de l’Humain, de l’être, de la quête qui est la nôtre…  et non de l’ego, du mental réifié en structures organisationnelles.

Les personnes ou structures qui confondent la circonférence du cercle et son centre… ne peuvent qu’être, je le crains, en déséquilibre constant…

10- Quels sont tes projets en ce moment ?

Je viens de terminer la correction d’un livre de « philosophie  politique » intitulé La morale du termite ou  Petit traité d’éveil spirituel et social à l’usage des hérétiques qui sera publié aux Éditions de La Hutte en octobre/novembre prochain et suis entrain de réaliser, comme pour mes précédents ouvrages, sa bande annonce un peu décalée.

J’ai finalisé aussi les deux premiers tomes d’un ouvrage sur la franc-maçonnerie et donc, l’esprit plus libre, je suis entrain de me remettre à la musique pour finir un CD commencé il y a 2/3 ans sous le nom de Jack de Beauregard, de terminer un album en français dont on peut écouter sur YouTube, un premier morceau : « Là-bas »), un album de jazz et de bidouiller de nouvelles idées en électro…

J’aimerais bien intégrer désormais une maison de production de disques afin de finaliser tous mes projets musicaux…

Ensuite, avec la rentrée, je vais repartir faire des conférences, ou plancher en loge ici et là… Tout comme animer là où l’on m’appellera des « session monastique maçonnique » ! 😉

Voilà pour l’essentiel !

—————————————-

A ce jour, Alain a publié 4 livres :

-La voix du prophète ( sur l’œuvre éponyme de Gibran avec Pierre richard) Dervy/Albin Michel
-Petit manuel d’éveil et de pratique maçonnique tome 1 Dervy/Albin Michel
-Petit manuel d’éveil et de pratique maçonnique tome 2 : la maitrise Dervy/Albin Michel
-Les 10 tableaux pour domestiquer le buffle Dervy/ Tredaniel
 
En septembre/octobre  » la morale du termite » aux éditions de la hutte
Les deux autres livres sur la fm…plus tard…chez Dervy
 
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Catégories :Rencontres

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20 réponses

  1. Voilà un frère et ami hors du commun qui porte et apporte de nombreuses pistes de réflexion !
    J’ai fait sa connaissance via mon blog, au tout début de son lancement alors même que ce dernier faisait une cinquantaine de visites par jour. Un alchimie fraternelle s’est créée immédiatement.
    Ses ouvrages sont une porte ouverte vers le symbolisme mais surtout Alain tente de promouvoir le véritable sens de la franc-maçonnerie et nous éveille en tant que franc-maçon. Il tente de nous recentrer sur qui nous sommes et non pas sur ce que nous sommes.
    Ceux qui l’ont rencontré savent qu’il est un personnage atypique, aimant et surtout un franc-maçon !
    Vous l’aurez compris je le « kiffe » Alain. 🙂

  2. Je n’arrive pas à critiquer quoi que ce soit, tellement je rejoins notre Frère Alain sur le fond de sa pensée et dans sa démarche. 🙂

  3. Je continue à penser que si l’idée a le mérite d’être nouvelle, intéressante, etc, le monastère n’est pas de culture maçonnique et, qu’il soit chrétien ou bouddhiste, il est peuplé de moines qui s’y cloitrent pour s’y retirer du monde… définitivement ! La tradition maçonnique (et nos rituels le disent bien) est de se réunir à couvert pour finalement en sortir et continuer à l’extérieur l’œuvre commencée à l’intérieur. Deux démarches qui me paraissent tout à fait antinomiques. Après, il n’y a qu’a changer le nom et appeler ça un « centre » maçonnique ou on irait non plus faire des « retraites » mais des séminaires.

    Au-delà de cela, je l’ai croisé sur le salon du livre maçonnique de Rennes, et je peux témoigner qu’il est tout à fait sympathique, abordable, discret et humble. J’ajouterai visiblement sincère dans sa démarche et passionné. Je profite de ce commentaire pour le saluer de nouveau.

    • Cher Ami,
      Un monastère bouddhique n’est nullement fait pour se retirer du monde définitivement comme tu dis, c’est un lieu de passage, d’apprentissage et d’échanges.

  4. Il s’explique sur ce terme. Il dit « ce terme signifie : rendre UN… ou être seul ; monos… »
    Cette idée de solitude n’est rendue ni par le mot « centre », ni par le mot « séminaire ».

    C’est vrai que « monastère » nous renvoie immédiatement à la notion de religion.
    Encore une fois, mon TCF Tao, peut-être serait-il utile de relire Korzibsky en se demandant quelles sont les connotations ( personnelles ) de ce mot.

    • Tout à fait d’accord avec tout cela. Ce n’est pas cela que je conteste. Ni même l’usage religieux du terme. Cependant, l’intervention de Cubik m’amène à réviser mon jugement. Cubik a raison (je l’avais oublié !), le monastère bouddhique est un lieu de passage (j’ai un ami français qui a fait sa Terminale en Thaïlande et qui, comme tous les jeunes du pays de son âge, a fait un passage par le monastère, deux semaines au lieu du mois complet traditionnel, car il ne disposait que de ses vacances de Pâques).

      Une précision à notre TCF Alain, alors. Dans son idée, l’organisation serait (conditionnel) cénobitique (vie partagée en communauté) ou anachorétique (isolement au sein d’une communauté retirée, à la façon Chartreux) ?

  5. J’avoue que je ne comprends pas cette approche de la FM, approche très mystique, perché. Et je ne reconnais pas de F ou S dans ce courant. Si la FM était cela, je partirai

    • Je suis athée et matérialiste or j’ai fait le choix d’intégrer une loge qui invoque le GADLU avec le VLS (la Bible) ouvert. Alors monastère = mysticisme ? Tout n’est pas si simple…

      Je trouve également notre TCF Alain beaucoup moins terre à terre que je ne le suis et effectivement un peu « mystique », en tout cas avec une lecture néo-platonicienne de la FM. Soit. Ce n’est pas un problème. Par contre je m’interroge : ne pas reconnaître de F ou de S dans ce « courant » ? Rien que dans ma loge il y a un peu de tout, idem chez nos visiteurs, alors je me dis qu’en visitant un peu, on doit pouvoir trouver assez facilement des FF et SS de ce « courant », non ?

      • La maçonnerie, à mes yeux, est une méthode, plus qu’une pratique déterminée qui aurait sa version plus vraie que les autres. Chacun y met ce qu’il veut au fond, et il est important de comprendre que la maçonnerie que l’on pratique, dans laquelle on se sent bien, n’est pas forcément la seule et la meilleure.
        Soyons tolérants, et laissons dehors les dogmatismes qui nous poussent à n’accepter que ce qui nous ressemble.

  6. Ce que j’ai pu voir, c’est aussi que la FM est une méthode, je ne vois pas ce côté mystique (la création du monastère n’est une application de cette approche), je sais que ce genre de maçon existe, maçon qui sont tarologues par ex… Mais je ne me reconnais pas la dedans, je trouve que pour le coup ça fait très secte… et illuminé. Ainsi, si la FM est cela, je partirai car je n’adhère pas, je trouve que c’est du folklo et je ne veux pas être associée à cela.

  7. Je crois qu’il faut se garder des définitions à l’emporte pièce, et encore plus de l’utilisation de termes que l’on ne définit pas.
    Les, tu parles de « maçons qui sont tarologues » en les assimilant, semble-t-il à des illuminés, ou à des mystiques en rajoutant que « cela fait un peu secte ».
    Je crois que c’est faire preuve d’une ignorance de ce que peut être la tarologie.
    Certes, on peut se dire tarologue et prétendre prédire l’avenir, ce n’est qu’une utilisation, généralement mercantile, de la tarologie.
    Il existe aussi, et heureusement, des tarologues qui se défendent absolument de prédire quoi que ce soit mais qui s’intéressent à l’aspect symbolique du tarot. Et quand on a un esprit un peu ouvert et qu’on écoute ce qu’ils ont à dire, on s’aperçoit que la tarot et la franc maçonnerie ont beaucoup de points communs et qu’on retrouve de nombreux symboles dans les deux approches.

    Et pourquoi être dérangé par l’aspect « mystique » du monastère imaginé par notre F:. ?
    On amalgame trop souvent à mon avis mystique et religieux, parce que,d ans le monde que nous connaissons, on ne parle de mystique ou de mysticisme que dans le domaine religieux.
    être mystique, si je m’en rapporte à la définition, c’est chercher à découvrir le sens caché des choses.
    Cette définition là correspond aussi bien au mysticisme qu’au symbolisme.

    Alors pourquoi être gêné par ce mot ?
    A moins de considérer que la Franc Maçonnerie n’est pas symbolique …

  8. je ne suis pas dérangée par l’aspect mystique du monastère, mais part l’ensemble de ce courant. Pourquoi je suis dérangée? parce ce que je n’adhère pas, je trouve que cela fait illuminé, qu’utiliser des brides de la psychologie ou la paléonlogie pour les remanier à sa sauce, les déformer et ce sans disposer d’aucunes formations universitaires dans ces domaines, pour en sortir des concepts et que si des spécialistes en la matière en prenaient connaissance, ils se tordraient de rire, voilà pourquoi je trouve cela ridicule. Je ne fais pas d’amalgame entre mystique et religieux. Je trouve que c’est deux choses différentes.

  9. Tu parles de « l’ensemble de ce courant ».
    De quel courant parles tu ?

  10. Des maçons qui sont mystiques, un peu bouddhiste, tarologues ou je ne sais quoi d’autres

    • Il y a des maçons bouddhistes, d’autres bouddhistes mystiques, d’autres tarologues, d’autres tarologues mystiques, d’autres mystiques avec d’autres particularités, d’autres pas du tout mystiques… On parle de qui, dans cette histoire ?

  11. Je ne pense pas qu’on puisse parler d’un courant : mystique, bouddhiste, tarologue et surtout « je ne sais quoi d’autre ».
    Il y a des maçons qui cherchent à comprendre d’autres formes de spiritualité, et à chacun sa voie, mais on ne peut pas mettre toutes ces formes de spiritualité dans un même sac ni en faire un courant.

  12. LEX en France Maçonnerie on peut apprendre le silence pour écouter l’autre, et même le comprendre et même d’enrichir des différences.

    Comprendre l’autre c’est aussi se comprendre.
    Écouter et comprendre, ce n’est ni adhérer ni adopter un dogme.

    Tu peux ‘ignorer, rejeter, juger les connaissances de tes FF et SS, d’avoir un autre chemin et d’autres valeurs.

    Mais ton altitude et tes idées, loin des miennes, m’enrichissent et m’aident à me positionner et à grandir.

    Plus j’avance dans ma recherche personnelle (anthropologie cosmogonie et spiritualité), plus je sais que je ne sais rien au niveau individuel.

    Il me semble que nous portons en nous un morceau d’architecture de vérité et nous évoluons par nos échanges sur un plan individuel et collectif.
    Mais je peux me tromper.

    PS : un ancien grand maître du DH a réalisé une planche sur tout ce que l’on peut comprendre sur le terme GLADU. Aucune confiction était exclue.

    Le rite le plus mystique est peut-être Memphis Misraïm (après il peut y avoir l’aspect ambiance, comme partout).
    Toutes les obédience utisent la dimension symbolique, la comprendre et y adhérer, c’est effectivement autre chose.

Rétroliens

  1. La morale du termite – Alain Subrebost | De Midi à Minuit

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